‹ Œuvres choisies de StendhalChapitre 72 sur 93 · Une des maitreaaca qua Fabrice avait mi>i à Naplt · texte numérisé non relu

Une des maitreaaca qua Fabrice avait mi>i à Naplt

mais il avait des doutes mortels à cet égard. Clélia avait fait placer un piano dans la volière. Tout en frappant les touches, pour que le son de l'instrument pût rendre compte de sa présence et occupât les sentinelles qui se promenaient sous ses fenêtres, elle répondait des yeux aux questions de Fabrice. Sur un ser.; sujet elle ne faisait jamais de réponse, et même, dans les grandes occasions, prenait la fuite, et quelquefois disparaissait pour une journée entière; c'était lorsque les signes de Fabrice indiquaient des sentiments dont il était trop difficile de ne pas comprendre l'aveu : elle était inexorable sur ce point.

Ainsi, quoique étroitement resserré dans une assez petite cage, Fabrice avait une vie fort occupée; elle était employée tout entière à chercher la solution de ce problème si important : « M'aimera-t-elle? » Le résultat de milliers d'observations sans cesse renouvelées, mais aussi sans cesse mises en doute, était ceci : « Tous ses gestes volontaires disent non, mais ce qui est involontaire dans le mouvement de ses yeux semble avouer qu'elle prend de l'amitié pour moi ».

Clélia espérait bien ne jamais arriver à un aveu, et c'est pour éloigner ce péril qu'elle avait repoussé avec une colère excessive, une prière que Fabrice lui avait adressée plusieurs fois. La misère des ressources employées par le pauvre prisonnier aurait dû, ce semble, inspirer à Clélia plus de pitié. Il voulait correspondre avec elle au moyen de caractères qu'il traçait sur sa main avec un morceau de charbon dont il avait fait la précieuse découverte dans son poêle; il aurait formé les mots lettre à lettre, et successivement. Cette invention eût doublé les moyens de conversation en ce qu'elle eût permis de dire des choses précises. Sa fenêtre était éloignée de celle de Clélia d'environ vingtcinq pieds; il eut été trop chanceux de se parler pardessus la tète des sentinelles se promenant devant lo palais du gouverneur. Fabrice doutait d'être aimé; s'il eût eu quelque expérience de l'amour, il ne lui fût pas resté de doutes : mais jamais femme n'avait occupé son cœur; il n'avait, du reste, aucun soupçon d'un secret qui l'eût mis au désespoir s'il l'eût connu; il était

grandement question du mariage de Clélia Conli avec le marquis Grescenzi, l'homme le plus riche de la cour.

Clélia Conti est de plus en plus éprise. Pour ne pas être conduite au couvent, c'est-à-dire éloignée de la citadelle où Fabrice peut être assassiné d'un moment à l'autre, elle promet d'épouser le riche marquis Crescenzi, et le prisonnier entend la sérénade que le noble fiancé fait donner à la jeune fdle :

... Ce fut précisément le lendemain de ce jour où Clélia avait fait de si grands sacrifices au jeune prisonnier, qu'elle aimait d'une passion si vive; ce fut le lendemain de ce jour où, voyant tous ses défauts, elle lui avait sacrifié sa vie, que Fabrice fut désespéré de sa froideur. Si môme en n'employant que le langage imparfait des signes il eût fait la moindre violence à l'Ame de Clélia, probablement elle n'eût pu retenir ses larmes, et Fabrice eût obtenu l'aveu de tout ce qu'elle sentait pour lui; mais il manquait d'audace, il avait une trop mortelle crainte d'offenser Clélia, elle pouvait le punir d'une peine trop sévère. En d'autres termes, Fabrice n'avait aucune expérience du genre d'émotion que donne une femme que l'on aime, c'était une sensation qu'il n'avait jamais éprouvée, même dans sa plus faible nuance. 11 lui fallut huit jours, après celui de la sérénade, pour se remettre avec Clélia sur le pied accoutumé de bonne amitié. La pauvre fille s'armait de Bérérité, mourant de crainte do se trahir, et il semblait à Fabrice que chaque jour il était moins bien avec elle.

Un jour, et il y avait alors près de trois mois que Fabrice était en prison sans avoir aucune communication quelconque avec le dehors, et pourtant sans se trouver malheureux; Qrillo était resté fort tard le mutin dans sa chambre : Fabrice ne savait comment le renvoyer, il était au désespoir; enfin midi et demi ayail déjà sonné, lorsqu'il put ouvrir les deux petites trappei d'un pied de haut qu'il avait pratiquée! à l'abat-jour fatal.

Clélia était debout à la fenêtre de la volière, les yeUl

fixes sur celle de Fabrice; ses traits contractés exprimaient le plus violent désespoir. A peine vit-elle Fabrice, qu'elle lui fit signe que tout était perdu : elle se précipita à son piano, et, feignant de ebanter un récitatif de L'opéra alors à la mode, elle lui dit, en phrases interrompues par le désespoir et par la crainte d'être comprise par les sentinelles qui se promenaient sous la fenêtre :

« Grand Dieu! vous êtes encore en vie? Que ma reconnaissance est grande envers le Ciel! Barbone, ce geôlier dont vous punîtes l'insolence le jour de votre entrée ici, avait disparu, il n'était plus dans la citadelle; avant-hier soir il est rentré, et depuis hier j'ai lieu de croire qu'il cherche à vous empoisonner. Il vient roder dans la cuisine particulière du palais qui fournit vos repas. Je ne sais rien de sûr, mais ma femme de chambre croit que cette figure atroce ne vient dans les cuisines du palais que dans le dessein de vous ôter la vie. Je mourais d'inquiétude ne vous voyant point paraître, je vous croyais mort. Abstenez-vous de tout aliment jusqu'à nouvel avis, je vais faire l'impossible pour vous faire parvenir quelque peu de chocolat. Dans tous les cas, ce soir à neuf heures, si la bonté du ciel veut que vous ayez un fil, ou que vous puissiez former un ruban avec votre linge, laissez-le descendre de votre fenêtre sur les orangers, j'y attacherai une corde que vous retirerez à vous, et à l'aide de cette corde je vous ferai passer du pain et du chocolat. »

Fabrice avait conservé comme un trésor le morceau de charbon qu'il avait trouvé dans le poêle de sa chambre : il se hâta de profiter de l'émotion de Clélia, et d'écrire sur sa main une suite de lettres dont l'apparition successive formait ces mots :

« Je vous aime, et la vie ne m'est précieuse que parce que je vous vois; surtout envoyez-moi du papier et un crayon. »

Ainsi que Fabrice l'avait espéré, L'extrême terreur qu'il lisait dans les traits de Clélia empêcha la jeune fille de rompre l'entretien après ce mot si hardi : Je voua aime; elle se contenta de témoigner beaucoup d'humeur. Fabrice eut l'esprit d'ajouter : « Par le grand

vent qu'il fait aujourd'hui, je n'entends que fort imparfaitement les avis que vous daignez me donner en chantant, le son du piano couvre la voix. Qu'est-ce que c'est, par exemple, que ce poison dont vous me parlez? »

A ce mot, la terreur de la jeune fille reparut tout entière ; elle se mit a la hâte à tracer de grandes lettres à l'encre sur les pages d'un livre qu'elle déchira, et Fabrice fut transporté de joie en voyant enfin établi, après trois mois de soins, ce moyen de correspondance qu'il avait si vainement sollicité. Il n'eut garde d'abandonner la petite ruse qui lui avait si bien réussi, il aspirait à écrire des lettres, et feignait à chaque instant de ne pas bien saisir les mots dont Glélia exposait successivement à ses yeux toutes les lettres.

Elle fut obligée de quitter la volière pour courir auprès de son père; elle craignait par-dessus tout qu'il ne vînt l'y chercher; son génie soupçonneux n'eût point été content du grand voisinage de la fenêtre de cette volière et de l'abat-jour qui masquait celle du prisonnier. Glélia elle-même avait eu l'idée quelques moments auparavant, lorsque la non-apparition de Fabrice la plongeait dans une si mortelle inquiétude, que l'on pourrait jeter une petite pierre enveloppée d'un morceau de papier vers la partie supérieure de cet abatjour; si le hasard voulait qu'en cet instant le geôlier chargé de la garde de Fabrice ne se trouvât pas dans sa chambre, c'était un moyen de correspondre certain.

Notre prisonnier se hâta de construire une sorte de ruban avec du linge; et le soir, un peu après neuf heures, il entendit fort bien de petits coups frappés sur les caisses des orangers qui se trouvaient sous sa fenêtre; il laissa glisser son ruban, qui lui ramena une petite corde fort longue, à l'aide de laquelle il retira d'abord une provision de chocolat, et ensuite, à son inexprimable satisfaction, un rouleau de papier et un crayon. C.t- fut en vain qu'il tendit la corde ensuite, il ne reçut plus rien; apparemment que les sentinelles s'étaient rapprochées des orangers. Mais il était ivre de joie. Il se bâta d'écrire nne Lettre infinie à Clèlia : à peine futelle terminée qu'il l'attacha à sa corde et la descendit. Pendanl plus de trois heures il attendit vainement qu'on

vînt la prendre, et plusieurs fois la retira pour y faire des changements. « Si Glélia ne voit pas ma lettre ce soir, se disait-il, tandis qu'elle est encore émue par ses idées de poison, peut-être demain matin rejettera-t-elle bien loin l'idée de recevoir une lettre. »

Le fait est que Ciélia n'avait pu se dispenser de descendre à la ville avec son père : Fabrice en eut presque l'idée en entendant, vers minuit et demi, rentrer la voiture du général; il connaissait le pas des chevaux. Quelle ne fut pas sa joie lorsque, quelques minutes après avoir entendu le général traverser l'esplanade et les sentinelles lui présenter les armes, il sentit s'agiter la corde qu'il n'avait cessé de tenir autour du bras ! On attachait un grand poids à cette corde: deux petites secousses lui donnèrent le signal de la retirer. Il eut assez de peine à faire passer au poids qu'il ramenait une corniche extrêmement saillante qui se trouvait sous sa fenêtre.

Cet objet qu'il avait eu tant de peine à faire remonter, c'était une carafe remplie d'eau et enveloppée dans un chàle. Ce fut avec délices que ce pauvre jeune homme, qui vivait depuis si longtemps dans une solitude si complète, couvrit ce châle de ses baisers. Mais il faut renoncer à peindre son émotion lorsque enfin, après tant de jours d'espérance vaine, il découvrit un petit morceau de papier qui était attaché au chàle par une épingle.

« Ne buvez que de cette eau, vivez avec du chocolat, demain je ferai tout au monde pour vous faire parvenir du pain, je le marquerai de tous les côtés avec de petites croix tracées à l'encre. C'est affreux à dire, mais il faut que vous le sachiez, peut-être Barbone est-il chargé de vous empoisonner. Comment n'avez-vous pas senti que le sujet que vous traitez dans votre lettre au crayon est fait pour me déplaire? Aussi je ne vous écrirais pas sans le danger extrême qui vous menace. Je viens de voir la duchesse, elle se porte bien ainsi que le comte, mais elle est fort maigrie; ne m'écrivez plus sur ce sujet : voudriez- vous me fâcher?... »

Le lendemain matin, longtemps avant le jour, Grillo entra dans la chambre de Fabrice, y déposa un assez

lourd paquet, et disparut sans mot dire. Ce paquet contenait un pain assez gros, garni de tous les côtés de petites croix tracées à la plume : Fabrice les couvrit de baisers; il était amoureux. A coté du pain se trouvait un rouleau recouvert d'un grand nombre de doubles de papier; il renfermait 6 000 francs en sequins; enfin, Fabrice trouva un beau bréviaire tout neuf : une main qu'il commençait à connaître avait tracé ces mots à la marge :

« Le poison! Prendre garde à l'eau, au vin, à tout; vivre de chocolat, tâcher de faire manger par le chien le dîner auquel on ne touchera pas; il ne faut pas paraître méfiant, l'ennemi chercherait un autre moyen. Pas d'étourderie, au nom de Dieu! pas de légèreté! »

Fabrice se hâta d'enlever ces caractères chéris qui pouvaient compromettre Clélia, et de déchirer un grand nombre de feuillets du bréviaire, à l'aide desquels il fit plusieurs alphabets; chaque lettre était proprement tracée avec du charbon écrasé délayé dans du vin. Ces alphabets se trouvèrent secs lorsqu'à onze heures trois quarts Clélia parut à deux pas en arrière de la fenêtre de la volière. « La grande affaire maintenant, se dit Fabrice, c'est qu'elle consente à en faire usage. » Mais, par bonheur, il se trouva qu'elle avait beaucoup de choses à dire au jeune prisonnier sur la tentative d'empoisonnement : un chien des filles de service était mort pour avoir mangé un plat qui lui était destiné. Clélia, bien loin de faire des objections contre l'usage des alphabets, en avait préparé un magnifique avec de l'encre. La conversation suivie par ce moyen, assez incommode dans les premiers moments, ne dura pas moins d'une heure et demie, c'est-à-dire tout le temps que Clélia put rester à la volière. Deux ou trois lois, Fabrice se, permettant des choses défendues, elle ne répondit pas, et alla pendant un instant donner à ses oiseaux les soins nécessaires.

Fabrice avait obtenu que, le soir, en lui envo\anl de L'eau, elle lui ferait parvenir un des alphabets tracés

par elle avec de 1 < uni-, el qui se voyait beaucoup

mieux. Il ne manqua pas d'écrire une fort longue lettre

dans laquelle il eui soin de ne p"im placer «le ch

tendres, du moins d'une fnçon qui pût offenser. Ce moyen lui réussit; sa lettre fut acceptée.

Le Lendemain, dans la conversation par les alphabets, Clélia ne lui fit pas de reproches; elle lui apprit que le danger du poison diminuait; le Barbone avait été attaqué et presque assommé par les gens qui faisaient la cour aux filles de cuisine du palais du gouverneur; probablement il n'oserait plus reparaître dans les cuisines. Clélia lui avoua que, pour lui, elle avait osé voler du contre-poison à son père ; elle le lui envoyait; l'essentiel était de repousser à l'instant tout aliment auquel on trouverait une saveur extraordinaire.

Glélia avait fait beaucoup de questions à don Cesare *, sans pouvoir découvrir d'où provenaient les six mille sequins reçus par Fabrice; dans tous les cas, c'était un signe excellent; la sévérité diminuait.

Cet épisode du poison avança infiniment les affaires de notre prisonnier; toutefois jamais il ne put obtenir le moindre aveu qui ressemblât à de l'amour, mais il avait le bonheur de vivre de la manière la plus intime avec Glélia. Tous les matins, et souvent les soirs, il y avait une longue conversation avec les alphabets; chaque soir, à neuf heures, Clélia acceptait une longue lettre, et quelquefois y répondait par quelques mots; elle lui envoyait le journal et quelques livres; enfin, Grillo avait été amadoué au point d'apporter a Fabrice du pain et du vin, qui lui étaient remis journellement par la femme de chambre de Glélia. Le geôlier Grillo en avait conclu que le gouverneur n'était pas d'accord avec les gens qui avaient chargé Barbone d'empoisonner le jeune Monsignor, et il en était fort aise, ainsi que tous ses camarades, car un proverbe s'était établi dans la prison : Il suffit de regarder en face monsignor del Dongo pour qu'il vous donne de l'argent.

Fabrice était devenu fort pâle ; le manque absolu d'exercice nuisait à sa santé: à cela prés, jamais il n'avait été aussi heureux. Le ton de la conversation était intime, et quelquefois fort gai, entre Glélia et lui. Les seuls moments de la vie de Clélia qui ne fussent

1. Oiulc (le Clélia, économe et premier aumônier île la prison*

pas assiégés de prévisions funestes et de remords étaient ceux qu'elle passait à s'entretenir avec lui. Un jour elle eut l'imprudence de lui dire :

« J'admire votre délicatesse; comme je suis la fille du gouverneur, vous ne me parlez jamais du désir de recouvrer la liberté!

— C'est que je me garde bien d'avoir un désir aussi absurde, lui répondit Fabrice; une fois de retour à Parme, comment vous reverrais-je? et la vie me serait désormais insupportable si je ne pouvais vous dire tout ce que je pense... non, pas précisément tout ce que je pense, vous y mettez bon ordre; mais enfin, malgré votre méchanceté, vivre sans vous voir tous les jours serait pour moi un bien autre supplice que cette prison! de la vie je ne fus aussi heureux!... N'est-il pas plaisant de voir que le bonheur m'attendait en prison?

— Il y a bien des choses à dire sur cet article, répondit Clélia d'un air qui devint tout à coup excessivement sérieux et presque sinistre.

— Comment! s'écria Fabrice fort alarmé, serais-je exposé à perdre cette place si petite que j'ai pu gagner dans votre cœur, et qui fait ma seule joie en ce monde?

— Oui, lui dit-elle, j'ai tout lieu de croire que vous manquez de probité envers moi, quoique passant d'ailleurs dans le monde pour fort galant homme; mais je ne veux pas traiter ce sujet aujourd'hui. »

Cette ouverture singulière jeta beaucoup d'embarras dans leur conversation, et souvent l'un et l'autre eurent les larmes aux yeux....

Cependant Gina est parvenue à entrer en relations avec son cher neveu, au moyen de lampes allumées du liaut d'une tour; elle sauvera Fabrice avec la complicité de Clélia, qui a fait vœu à la Madone de ue plue revoir le jeune homme, et elle se vengera d'Ernest IV en le faisant empoisonner par le poète Ferrante Palla, tribun populaire, condamné à mort par contumace. Le moment de mn est venu; la descente périlleuse de Fabrice réussit, et la duebesse établit son neveu au port de Locarno, ville euissc à aité du lac Majeur,

Gina connaît alors la douleur de voir Fabrice regretter constamment • pri on, s'entourer de vues de Parme, ebereber ions les moyens pour correspondre avec Clélia, Après la mort d'Ernesl IV, que Gins apprend chea Fabrice, le comte Moscs sait ne rendre

indispensable au nouveau prince Ernest V, lequel, amoureux fou de Gina, consent à reviser le procès de Fabrice. Celui-ci, au lieu de se constituer prisonnier à la prison de la ville, revient à son ancienne chambre de la citadelle, et il y serait empoisonné sans le dévouement de Clélia, dont il devient l'amant dans des circonstances mélodramatiques. Réhabilité, redevenu grand vicaire de l'archevêque, Fabrice n'a put empêcher Clélia d'épouser Crescenzi, et Gina se marie enfin avec le comte Mosca ; Fabrice est toujours malheureux, malgré sa haute situation à la cour qui lui permet de préparer le retour de son « oncle » Mosca, disgracié parce qu'il a prononcé en parlant d'Ernest V, le mot fatal : « cet enfant »,et qu'on le fait passer pour un « dictateur ». L'histoire se termine dans une sorte d'apaisement, qui contraste avec la verve étineelante du début :

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