ROTES
vKOt (xrph (par aïn), signifie, en hébreu, le cerveau et son siège (eeroiar); alors Orphée ^t le même que Bedou ou Bails ; et les bonzes sont ces méraes (Chiques que Plutarque nous peint comme des charlatans qui ne n^angeaient point de viande, vendaient des talismans, des pierres, etc., et trompaient les particuliers et même les gouvernements. {Yoy. un savant Mémoire de Fréret, sur les Orphiques, Acad. des. Inscript, t. xxiu, in-4°.)
Page 157, lîg. 8. (Sur la tête une sphère ifof.) Voy. Porphyre, dans fiusèbe, Prœpar, evangeL, lib. m, pag. Mb.
Page 458, lig. 27. {De là tout le système de rimmortàlité de Vante.) Dans le système des premiers' spiritualistes. Famé n'était point créée avec le corps, ou en même temps que lui, pour y être insérée; elle eûstail antérieurement et de toute éternité. Voici, en peu de mots, la doctrine qu'expose Macrobe à cet égard. (Som. Seip, passim^)
a II existe un fluide lumineux, igné, et très-subtil, qui, sous le nom û*œtker et de spiritus, remplit l'univers ; il compose la substance du soleil et des astres ; il est le principe et Tagent essentiel de tout mouvetnent^ de toute vie ; il est la Divinité. Quand un corps doit être animé sur la terre, une molécule ronde de ce fluide gravite par la voie lactée vers la sphère lunaire ; et, parvenue là j elle se combine avec un air plus grossier, et devient propre à s'associer à la matière : alors elle entre dans ^le corps qui se forme, le remplit tout entier, Tanime, croît, souffre, grandit et diminue avec lui : lorsque ensuite il périt et que ses éléments grossiers se dissolvent, cette molécule incorruptible s'en sépare, et elle se réunirait de suite au grand océan de Télher, si sa combinaison avec Tair lunaire ne la retenait : c'est cet air (ou gaz) qui, conservant les formes du corps, reste dans Fétat d'ombré ou de fantôme, image parfaite du défunt. Les Grecs appelaient cette ombre l'image ou l'idole de l'ame ; les pythagoriciens la nommaient son char, son enveloppe ; et l'école rabbinique son vaisseau, sa nacelle. Lorsque l'homme avait bien vécu, cette âme entière, c'est4-dire, son char et son éther, remontaient à la lune, où il s'en faisait une séparation ; le char vivait dans Télysée lunaire, et Véther retouniaît aux fixes, c'est-à-dire à Dieu ; car, dit Maoirobe, plusieurs appellent Dieu le ciel des fixes (c. 14). * « Si l'homme n'avait pas bien vécu, Tame restait sur terre pour se pu* rf&Gty et elle errait çà et là à la nianière des ombres d'Homère, qui codiiiit toute celte doctrine, en Asie, trois siècles avant que Pliérécyde et Pythagore l'eussent rajeunie en Grèce. Hérodote dit, à cette occasion, que tout le roman de l'ame et de ses transmigrations a été inventé par les Égyptiens, et répandu en Grèce par les hommes qui s'en sont prétendus 1^ arateurs. Je sais leurs noms, dit-il, mais je veux les taire (lib. u).
NOTES: ils
Gicérou y supplée, en nous apprenant positivement que ee ftttPhévécjfie; maitre de Pytbagore (Txiscul.^ /ib. i, ^ 16). Dans la Syrie et dans la Ja-^ dée, nous trouvons une preuve palpaoie ae son existence, cinq sièclesi avant Pytbagore, en celte phrase de Salomon, où il dit : ec Qu sait s( Tesprit de i homme monte dans les régions supérieures? Pour moi, médir tant sur la condition des hommes^ j'ai vu qu'elle était la même que celles des animaux. Leur fin est la même : l'homme péril comme 1 animal ; ce, qui reste de l'un n est pas plus que ce qui reste oe 1 autre ; tout est néant. » Eccles,, c. ni, v. H.
Et telle avait été l'opinion de Moïse j comme Ta bien obs^vé le tra-j ducteur d'Hérodote (Larcher, dans sa première édition, note 589 du liv. 11), où il dit aussi que Timmortalité ne s'introduisit chez les Héhrewc que par la communication des Assyriens. Du refte, tout le système pyOïa^ goricien, bien analysé, n'est qu'un pur système de physique mal entendu*.
Page 161, lig. 12. (Ses nomsmém^s, tous dérivés.) En dernière analyse^ tous les noms de la Divinité reviennent à celui d'un objet matériel quelconque, qui en fut sensé le siège. Nous en avons vu une foule d'exemples; donnons-en un encore dans notre propre mot. dieu. Ce terme, comme on le sait, est le deus des Latins, qui lui-même est le iheos des Grecs. Or, de l'aveu de Platon {in Cratylo), de Macrobe {Saturn, lib. i, c. 24), et de Plutarque (Isis et Osiris), sa racine est thein^ qui signifie errer, comme planéin; c'est-à-dire qu'il est synonyme à planètes, parce que, ajoutent ces auteurs, les anciens Grecs, ainsi que les barbares, adoraient spécialement les planètes. Je sais que l'on a beaucoup décrié cçUe recherché des étymologies ; mais si, comme il est vrai, les mots sont les signes représentatifs des idées, la généalogie des uns devient celle des autres, et un bon dictionnaire étymologique serait la plus parfaite histoire de l'entendement humain. Seulement il faut porter dans cette recherche Jes précautions que l'on n'a pas prises jusqu'à ce jour, et entre autres il faut avoir fait une comparaison exacte de la valeur des lettres des divers alphabets. Mais, pour continuer notre sujet, nous ajouterons que dans le phénicien le mot thàh (par aïn) signifie aussi errer, et qu'il paraît être la source de théin : si l'on veut que deus dérive du grec Zeus^ nom propre de Youpiter, ayant pour racine zaw?, je vis, il reviendra précisément au sens de you^ qui signifiera Tâihe du monde, le feu principe. Div-us^ qui ne signifie que génie, dieu du second ordre, me paraît venir de roriental div pour dihy loup et chacal, l'un des emblèmes du soleil. Â Thèbes; dit Macrobe, le soleil était peint sous la forme d'un loup ou chacal (car il n'y a pas de loups en Egypte). La raison de cet emblème est sans doute que le chacal annonce, par ses cris, le lever du soleil, ainsi que le coq; et cette raison se confirme par l'analogie du mot lyko^, loup, et lyké^ lumière du matin, d'on est venu lux. ^
tli NOTBS.
^ Mm, qui if'eiileiid andsi du 6ol«lt, dirit ràiir de ift(lk, ^jiérvter. « Les éiyi^efiB^ dit Porphyre (Kaaèb., Ptœp. twsng., pag. 92), peignent le tdieil 80Q8 remblème d'im épervier, parce que cet oiseau vole an pins kiiiit des airs, où abonde la lumière. » Et, en effet, on voit san^ cesse an Kalrè dès milliers de ces oiseaux planer dans Tair , d'où ils ne descendait (pie pour importuner par leur 6ri, qm imite h syllabe dUi t et ici, éùmme dans Texempie précédent, se retrouve Tanalogie des mots tties, )blir, lumière, et iftu^, dieu, soleil.
FH^ 161, %. ». {HâiêmU, ptar Uun digput^y k pnogrètdm êàiMes H dH êée&in>erieê,)Ùwae des preuves les plus plausâites que ces systè* nés furent inventés -en Egypte, réside surtout en ce ^é ce pays est te seul èà Ton voie un corps complet de doctrine formé dès la ptuS haute anfiquilé.
Clément d'Alexandrie nous a transmis {Strotnat , tib. vi) un détail curieuic de quarante-deux volumes, que Ton portait dans la procession disis. «Le chef, dtt-îl, ou chanire, porte un des instruments, symboles de la musique, et deux livres de Mercure, contenant ; Tun, des hymnes aux dieux; Tautre, ja liste dés rois. Après lui Thoroscope (l'observateur du temps) porte une palme et une horloge, symboles de Tastrologie ; il doit savoir par cœur les quatre livres cfc Mercure qui traitent de l'astrologie ; le premier, sur Tordre des planètes ; le second, sur les levers du soleil et de la lune, et les deux autres sur les levers et aspects des astres. L'écrivain sacré vient ensuite, ayant des plumes sur la tête (comme fineph), et en main un livre, de l'encre et un roseau pour écrire (ainsi que le pratiquent encore les Arabes) ; il doit connaître les hiéroglyphes, la deserip> tionde l'univers, le cours du soleil, de la lune, des planètes; la division , de l'Egypte (en 36 nomes), le cours du Nil, les instruments, les ornements sacrés, les lieux saints, les mesures, etc. Puis vient le porte-étole, qui porte la coudée de justice, ou mesure du Nil, et un calice pour les libations : dix volumes concernent les sacrifices, les hymnes» les prières, les oiTrandes, les cérémonies, les fêtes. Enfin arrive le prophète, qui' porte dans son sein et à découvert une cruche : il est suivi par ceux qui portent les pains (comme aux noces de Gana). Ce prophète, en Qualité de président des mystères, append dix (autres) volumes sacrés qui traitent des lois, des dieux et de toute la discipline des prêtres, etc. Or, il y a en tout quarante^eux volumes^ dont trente^slx sont appris par ces personnages ; les six antres «ont du ressort des pastophores : Us traitent de ia médecine, de la construction du coi^s humain (l'anatomie), des maladies, des médicaments, des instruments, etc. i»
Nous laissons au lecteur à déduire toutes les iHmséqiiences d'une pardlle entreprise. On l'attribuait à Mercure, mais I|U9ibliqne nous avertît que tout livre composé pat* les prêtres était dédié à ce dieu, qui, à titre
de géiie ou (Wcan ouvrctir da zodiaque, présidait k î*ouvèrlof e de toute entreprise : c'est le Janus des Romains, le Guianésa des Indiens, et il est^ remarquable que lanus et Guianes sont homonymes. Du reste, il paraît que CCS livres sont la source de tout ce que nous ont transmis les Latins et les Grecs dans toutes les sciences, même en alcfaiitiie, en néctomàû^ cîe, etc. Ce que Ton doit le plus regretter est la partie de l'hygiène et; de la diététique, dans lesquelles il paraît que lés Égyptiens avaient réel-' lement fait de grands progrès et d*utiles observations.
Page iWÈ, llg. ÏS. (Son âku n'en fut pas moita un dieu égyptien.) « A une certaine époque, dit Plutarque(De Inde), tous les Egyptiens font peindre leurs dieux-animaux. Les Thébains sont les seuls qui se palpent pas de peintres, parce qu*ils adorent un dieu dont les fonne6 ne tombent pas sous les sens et ne se figurent point. » Et voilà le dieu que Moïse/ élevé à Héiiopolis, adopu par préférence, mais quil n'inventa point.
Ibidem^ lig. i4. (Et Yahouh, décelé par son prûpre nom.) Telle est 1« vraie {mmouclatîon du Jëhovah de nos modernes, qui choquent, eu cela, toutes les règles de la critique, puisqu'il est constant que les anciens^ surtout les orientaux Syriens et Phéniciens, ne connurent jamais mleJé^ ni te V, venus des Tariares. L'usage subsistant des Arabes, que noas rétablissons ici, est confirmé par Diodore, qui nomme latfiie dieu de Mmse (lib/i); et Ton voit que la» et JàoAuft sont le même mot : riâen* tilë se continue dans celui de Youpiter ; mais afin dé la rendre plus corn* pièce, nous allons la démontrer par le sens même.
En hébreu, e'est-à-dirC) dîius lun des dialectes de la langue commune à la basse Asie, le mol Tàhouh équivaut à notre périphrase : Gehii qui est lui, Tétre existant, c'est-à-dif«, le principe de kvie, le moteur ou méaiie le moarement (rame universelle des êtres). Or, qu'eU-^ce que JupItef^T Écoutons les Latins et les Grecs expliquant leur iliéologie : « Les Égyi^^ a tiens donnant des noms aux cinq éléments, ont appelé fe^rit {Od (( éther) Youpiter, à raison du sens propre de ce mot; car TespHt est la a source de la vie, l'auteur du principe vital dans les animaux ; çt e'eist « par cette raison qu'ils le regardèrent comme le père, le générateur dos « étm. Voilà pourquoi Homère dit père et roi des hommes ei des diewi. » (Diorf., lib, i,sect. 1.)
Chex les théologiens, dit Mnerobe, Youpiter est Tame du monde ; de là le mol de Virgile : Muses, commençons par Yoapiter : tottteSt pldtt de Youpiter {Songe de Seipidn, c. 17) ; et dans les Saturnales, il dit : ia« piler est le s<^il im-mème ; c'est encore ce qui a fait dire à Virgile : « ^'esprit alimente la vie (des êtres), et Fane répandue dans les vaites membres (de TuDivers) en agite la masse, et ne forme qu'un oor|iB im* môise. i
2i6 I40TES.
« Youpiter, » diseDt les vers très-anciens de la secte des orphiques nés en Égyple, vers recueillis par Ooomacrite, au temps de Plsislraie; «Youpiter, que Ton peint la foudre à la main, est le commencement, Torigiae, la fin et le milieu de toules choses : puissance une et uuiverselle, il régit tout, le ciel, la terre, le feu, Teau, les éléments, le jour, la nuit. Voilà ce qui compose son corps immense ; ses yeux sont le soleil et la lune ; il est rëtemité, l'espace. Enfin, ajoute Porphyre, Jupiter est le monde, Funiirers, ce qui constitue rexistencc et la vie de tous les êires. Or, continue le même auteur, comme les philosophes dissertaient sur la nature et les parties constituantes de ce dieu, et qu'ils n'imaginent aucuoe figure qui représentât tous ses ailributs, ils le peignirent soUvS Tapparence d'un homme... Jl est assis, pour faire allusion à son essence immuable; il est Recouvert dans la partie supérieure du corps, parce que c*est dans les parties supérieures de l'univers (les astres) qu'il s'offre le plus à découvert. 11 est couvert depuis h ceinture, parcQ qu'il est le plus voilé dans les choses terrestres. Il tient un sceptre de la main gauche, parce qiie le cœur est de ce côté, et que le cœur est le siège de l'entendement, qui (dans les hommes] règle toutes les actions. » (Voy, Eusèb., Frcepar, twtM/., page 100.)
Enfin, voici un passage du géographe philosophe Strabon, qui lève tous les doutes sur ridenlité des idées de Moïse et de celles des théologiens païens.
« Moïse, qui fut un des prêtres égyptiens, enseigna que c'était une erreur monstrueuse de représenter la Divinité sous les formes des animaux, comme faisaient les Egyptiens, ou sous les traits de l'homme, ainsi que le pratiquent les Grecs et les Africains : cela est seul la Divinité, disait-il, qui compose le ciel, la terre ;et tous les êtres, ce que nous appelons le monde, l'universalité des choses, la nature ; or, personne d'un esprit raisonnable ne s'avisera d'en représenter l'image par celle de quelqu'une des choses qui nous environnent. C'est pourquoi, rejetant toute espèce de simulacres (idoles), Mo'ise voulut qu'on adorât cette Divinité sans emblème et sous sa propre nature ; il ordonna qu'on lui éïéyàt un temple digne d'elle, etc. » Géograph., lib. xvi, page 1104, édit.
denori
La théologie de Moïse n^a donc point différé de celle des sectateurs de Tame du monde, c'est-à-dire, des stoïciens, et même des épicuriens.
Quant à l'histoire de Moïse, Diodore la présente sous un jour naturel, quand il dit, lib. xxxiv et xl , « que les Juifs furent cliassés d'Egypte dans un temps de disette, où le pays était surchargé d'étrangers, et que Moïse, homme supérieur par sa prudence, par son courage, saisit cette occasion pour établir sa nation dans les montagnes de Judée. » Il semblera paradoxal de dire que les 600,000 hommes armés qu'il y conduisit doivent se réduire à 6,000; mais je légitimerai ce paradoxe par tant de *
NOTES. , tn,
preuves Urées dés livres euxrmêmes, qa'U faudra réformer une erreur Veque des copîsies.
Page 162> lig. 29. (Sous U nom d'^i,). C'était le moaosyUabe écrit sur ^ la porte du temple dé Delphes. Plutarque en a fait le sujet d*un traité.
. Page I65y Ug. 42. {Lp nom d'Osiris même.) Il se trouve en propres termes au chap. 25 du Deutéronome, «c Les ouvrages de Tsour sont par-^ faits. » On a traduit Tsour par créateur ; en effet, il signifie donner des formes ; et c'est Tune des définitions d*Osiris dans Plutarque.
Page 466, lig. 26. {Sata% V archange Michel.) a Les noms des anges et des mois, tels qu« Gabriel, Michel, Yar, Nisan, etc., vinrent de Babylone avec les Juifs, » dit en propres termes le Talmud de Jérusaleîn. Voyez Beausobré, Hisl. du Manich.^ tom. ii, pag. 624, où il prouve que les. saints du calendrier sont imités des 565 anges des Perses ; et lamblique,' daps ses Mystères égyptiens, sect. 2, ch. 5, parle des anges, archanges/j séraphins, etc., comme un vrai chrétien.
Page 467, lig. 5. (Consacrèrent la théologie de Zoroastre.) n Toute la philosophie des gymnosophistes, )> dit Diogène Laêrce, sor 1 autorité' d'un ancien, «est issue de celle des mages, et plusieurs assurent que' celle des Juifs en a aussi tiré son origine ( lib. i, c. 9 ) ; » Mégastène, historien distingué du temps de Séleucus Nicanor, et qui avait écrit particulièrement sur rinde, parlant de la philosophie des anciens sur les. choses naiurelles, joint dans un même sens les brachmanes et les! Juife.
Page 684, lig. 4. (Ramener Vâged*or sur la terre. ) Yoilà la raison de tous ces oracles païens que Ton aappliqués à Jésus, et, entre autres, de' la quatrièane églogue de Virgile et des vers sibyllins si célèbres chez les aneiens. • ?•
Ibidem, ligne 34. (Au bout des six mille ans prétendus,) Le calcul des Septante comptait cinq mille et près de six cents ans ; et ce calcul était le plus suivi; on sait combien, dans les premiers siècles de TEglise, cette opmion de la fin du monde agita les esprits. Par la suite, les saints conciles s'étant rassurés, ils la taxèrent d'hérésie dans la secte des millénaires; ce qui forme un cas bien singulier ; car, d'après les propres Evangiles que nous suivons, il est évident que Jésus eût été un millénaire, c'est-è-dire, hérétique.
Page 469, lig. 26. (Figuré par la conslellalion du serpsnt^) tfLes Per-; ses, dit Chardin, appellent la constellation du Serpent Opbiuebus, ser-. pent d'Eve ; )) et ce serpent Ophiuchus ou Ophioneus jouait le même rôle dans la théologie des pliéniciens ; car Phérécydes, leur disciple et lemaître de Pytha^ore, disait : « qu'Ophioneus Serpentii^usa^vaiiétéieehef
des rebelles à Jupiter. » Toy. Mars, Picin. Âpol, Socrat.^ p. m. 797,
eol. 2. Et j'ajouterai qn*<Bphah (par aîn) signifie en hébreu vipère, serpent.
Au êM8 ^yi^w»! ftéduiré, êêdkiM^ê, n'en qtffettirer I sAi, iftttieràvèc
Fiy. dâK Hyde, pif. Hl, (Mit. dé lYao, 0» tè&s'AMie MMnilM Ftr- MnoiH le nMeaa d« Mfcitft, eM ieiv
Page no, ligne 11. {Persée munit deVwtxêtôtê.) Bien plus, la t^ de Méduse, celle tête de femme jadis si belle, que Persée coupa et qu'il tienl I la ma!n, n*est que celle de la Vierge, dont la télé tombe sons lliorizon précisément lorsque Persée se lève; et les serpents qui Tentonrent sont Opbindins et le dragon polaire, qui alors occupent le lénfitli. Ceci nous indique la manière dont les anciens astrologues ont composé toutes leurs figures et toutes leurs Êibles, ils prenaient les constdlations qui se trouvaient en néme temps sur la bande de Ilioritoh, et en assemblant les parties, ils en formaient des groupes qui leur servaieftt d'almanacb, ea caraetèreA hiéroglypbiques : voilà le séeret de tous leurs taMoMix, et la solulidil de to«s les monsires nytlMlûfîqueB. La Vieftè est encore ;AndfMftède délivrée par Persée de kbalekid^ik poursuit (pra^MgriMlur.)
Uniem, fig. 25. (ÀUaUé par wm vierge ehasté,) Tel était le tableau de la sphère persîque cité pat Aben-Gzra, dans le Cœîum poelieum deBlaeo, pàg. 71. « La case du premier décan de la Vierge, dit cet écrivain, représente cette belle vierge à la longue chevelure, assise dans un faoteail, déut épis dons une idain, adlaitant un enfent appelé léêui par què^nes naiioos, et CMil €» |[r«c. »
n existe à la Bibliothèque du roi un manuscrit arabe, a* f leS, tes lequel sont peints les douze signes, et celui de la Vierge représenté uM jeune fille ayant à côté d'elle un enfant ; d*ailleurS| toute la scène de la naissance de Jésus se trouve rassemblée dans le ciel voisin. L'étable est la constellation du Godier et de la Chèvre, jadis le Bouc ; conslellaiioa appelée prœsepe Jovis Hemochû étable lou; et ce mot lou se retrouve dans le nom d'Iou-seph (Joseph). Non loin est Tâne de Typhon (la graads Ourse), et le bœuf ouïe taureau, accompagnements antiques de la crèche. Pierre, portier, est Janus avec ses clefs et son front chauve : les douze apôtres sont les génies des douze mois, etc. Cette Vierge a joué les rôles les plus variés dans toutes les mylhologies ; elle a été Flsis des Egyptiens, laquelle disait dans l'inscription citée par Julien : Le fruit que j*» entoté est le icrfeil. La plupart des trahs cités par Pluiarque lui sont r«laif ft, de même que ceux d'Oshis conviennent à Bootes. Aussi les sept étoiles principales de rOorse, appelées Chariot de David, s'appdaienteHsH Ghsirlot d'OUrls («oy. Kirker); et hi ctmnmnt qnll a derrière Im
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était fermée de liem, «ppelé thet^-Osmiy arbte dX)sirîs. Là Vîeîge t iHi86i été Clérès, doât les mystèteô forent les mêmes que ceux dMfeîs et de Mithra; eOe a été U IHane d'Éphèse, la grande déesse de Syrie, Cybèle traûiée par les liens; Minerve, mère de Bacclnis ; Astrée, vierge pore, qm te enlevée an ciel à la fin de Tâge d*or ; Thémîs aux pîeds de qui est la balance qu'on lui mit en main ; la Sibylle de Virgile qui éescend aux enfers ou sous Thémisphère avec son rame&u à la main» etCé
Page 170, lig. 27. {Vivrait abaissé, humble.) Ce mot humble vient du latin humiHs,hMmi'ittc€My coDiché ou i^ncàé à terre ; et toujours le sens physique se moatre k raclie du sens abstrait et moral.
ft>gelY4, Mg.6. {Renaissait ou rêsàrgeaU dans la voûte des deux.) Re' sur§erey se Jever une seconde fois, n'a signifié revenir à la vie que par une métaphore hardie ; et f on voit Teffet perpétuel des sens équivoques de tous les mots employésdans les traditions.
Ibidem, lig. iO. (CArt*, c'est-â'-dire, le co9i$erv$.teur.) Selon leur usagé constant, les Grecs ont rendu par œ ou jo(a espagix»! le kâ jispiré des Oriea* taux, quî disaient Adrù; en hébreu hères s'entend du soleil ; mais en ambc^ le mot radical signifie garder, conserver, et hâris^ gardien, conserva leur. C*est répithète propre de Vichenou ; et ceci démontre à la fois Tiden* tité des trinités indienne et chrétienne, et leur commune origine. Il est évident que c*est un même système, qui, divisé en deux branches, l'une à Tofietit, rttttre à Tocddent, a pris deux formes diverses : son tronc principal, est le système pythagoricien de Tame du monde, ou loupiier, Cette épitbèle de pittr ou père ay^nt passé au DêmJ-Ourgbs des platoniciens, il en naquit nUe, équivoque qui fit chercher le fils. Pour lés philosophes, c6' fut feiitendement, nous eiïogos, dont les Latins firent leur vtrbum^ et Ton touctte ici au doigt et à Tceil Torigine du Père éternel et du Verbe son fils, qui procède de lui [mens ex Deo nala, dit Macrobe); r«ntm« Ott ipiriitts mundi fut le Saint-Esprit ; et voilà pourquoi Manès, Basilide, Yaleiitin et d'autres prétendus hérétiques des premiers siècles, qui remontaient aux sources, disaient que Dieu le Père était la lumière inaccessible et suprême du ciel (premier cercle^ Yaplanèt^ ; que le Fils était là lumière seconde résidante dans le soleil, et le Saint-Esprit Talr qui enveloppe la terre. (Voy. Beausobre, t. ii, p. 586.) De là, diez les Syriens, son emblème de pigeon, oiseau de Vénus Uranie, c'est-à-dire, 4e l'air, «c Les Syriens (dit Nigidius in Germamcp) disent qu*une colonriie couva plusieurs jours daAs Ffiuphrate un œuf de pmsson, d'où naquii Vénus. Y> Aussi ne mangent-âls pas de pigeon, dix Sextus Ëmpirieus, Inst. Pyrrh.^ lib. m, c. 25^ et ceci nous indique une période commencée au signe des Poissons (solstice d'hiver). Remarquons d'aiileiu« que e« Chrii yie&t de Harisch par un chin, il signifiera fabricatcur ; épithète
j220 NOTES.
propre aa soleil. Ces variantes, qui ont dû embarrasser les anciens, prouvent toujours également qu'il est le véritable type de Jésus, ainsi qu'on Favaitdéjà aperçu dès le temps de^erlullien. <( Plusieurs, dit cet écrivain, pensent avec plus de ^vraisemblance, que le soleil est notre Dieu; et ils nous renvoient à la religion des Perses. (4pologéHquef c.16.)
Page i7\ , lig 15. [L'une des périodes solaires,) Voy, Fode curieuse de Martianus Capeila au soleil, traduite par Gébelin, volume du Calendrier, pag. 547 et 548.
Page ns, Hg. 9. (Des sacrifices humains.) Lisez la froide déclamation d'Ëusèbe ( Prisep. ev., lib. i, pag. 11), qui prétend que depuis que Christ est venu, il n'y a plus eu ni guerres, ni tyrans, ni anthropophages, si pédérastes, ni incestueux, ni sauvages mangeant leurs parents, etc. Quand on lit ces premiers docteurs de TËglise,' on ne cesse de' s'étonner de leur, mauvaise foi ou de leur aveuglement.
Ibidem, lig. 54. \Les Samanéens,) L'égalité de tous les hommes devant Dieu et dans l'état de nature a été l'un des principaux dogmes des Samanéens; et il paraît qu'ils sont la seule secte de l'antiquité qui l'ait reconnue.
Page 179, lig. 51 . (Association d* hommes assermentés pour nous faire la guerre,) C'était l'ordre de Malte, dont les chevaliers faisaient voçu de tuer ou de réduire en esclavage des musulmans, pour la gloire de Dieu.
Page 181 , Jig. 1 1 . (Un tarif des crimes.) Tant qu'il existera des moyens de se purger de tout crime, de se racheter de tout sentiment avec de l'argent ou de frivoles pratiques ; tant que les grands et les rois croiront se taire absoudre de leurs oppressions et de leurs homicides en bâtissant des temples, en faisant des fondations ; tant que les particuliers croiront pouvoir tromper et voler, pourvu qu'ils jeûnent le carême, qu ils aillent à confesse, qu'ils reçoivent l' extrême-onction, il est impossible qu'il existe aucune morale privée ou publique, aucune same Icglsiation pratique. Au reste, pour voir les effets de ces doctrines, lisez V Histoire de la puissance temporelle des Papes, 2 vol. in-8°, Paris, 1811.
Ibidem, lig. 18. [Jusque dans le sanctuaire du lit nuptial.) La confession est une très-ancienne invention des prêtres, qui n'ont pas manqué de saisir ce moyen de gouverner... Elle était pratiquée dans les mystères égyptiens, grecs, phrygiens, persans, etc. Plutarque nous a conservé le mot remarquable d'un Spartiate qu un prêtre voulait confesser. Est-ce à loi ou à Dieu que je me confesserai? -— A Dieu, répondit la prêtre.— -Eu ce cas, dit le Spartiate, homme, rétire-toi. [Dits remarquables des Lacédémoniens.) Les premiers chrétiens confessèrent leurs fautes publiquement comme les esséniens. Ensuite conunencèrent de s'établir des prè-
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très, avec Fautorité d'absoudre du péché d'idolâtrie. Au temps de Théodose, une femme s'éiant publiquement confessée d'avoir eu commerce avec un diacre, Tévêque Nectaire, et son successeur Chrysoslôme, permirent dé communier sans confession. Ce ne fut qu'au septième ^ècie que les abbés des couvents imposèrent aux moines et moinesses la con-* fes&îon deux fois Tannée; et ce ne fut que plus lard encore que les évoques de Rome la généralisèrent. Quant aux musulmans, qui onf en hor*reur cette pratique, et qui n'accordent aux femmes ni un caractère moral, ni presque une âme, ils ne peuvent concevoir qu'un honnête homme puisse entendre le récit des actions et des pensées les plus secrètes d'une fille ou d'une femme. Nous, Français, chez qui l'éducation et les sentiments rendent beaucoup de femmes meilleures que les hommes^ ne pourrions-nous pas nous étonner qu'une honnête femme pût les soi|* mettre à l'impertinente curiosité d'un moine pu d'un prêtre.
Page 181^ ligne 27. (Corporations ennemies dé la société,) Veut- on con. naître Tesprit général des prêtres epvers les autres hommes, qu'ils désignent toujours sous le nom.de peuple? écoutons les docteurs de l'Eglise eux-mêmes. « Le peuple, dit l'évêque SynnésLus (in Calvit.y pag. 51^], Teut absolument qu'on le trompe : on ne peut en agir autrement avec lui..f Les anciens prêtres d'Egypte en ont toujours use amsi; cest pour cela qu'ils s'enfermaient dans leurs temples, et y composaient, à son insu, leurs mystères; (et oubliant ce^qu'il vient de dire) si le peuple eût été du secret, il se serait fâché qu'on le trompât. Cependant , comment faire autrement avec le peuple, puisqu'il est peuple? Pour moi, je serai toujours philosophe avec moi; mais je serai prêtre avec le peuple. »
<( Il ne faut que du babil pour en imposer au peuple, écrivait Grégoire de Naziance^ Jérôme. {Hieron. ad Ntp,) Moins il comprend, plus il admire... Nos pères et docteurs ont souvent dit, non ce qu'ils pensaient, mais ce que leur faisaient dire les circonstances et le besoin. »
(( On cherchait, dit Sanchoniaton , à exciter l'admiration par Je m^veilleux (Prœp. ev., lib. m.). » Tel fut le régime de toute l'antiquité; te! est encore celui des brahmes et des lamas, qui retrace parfaitement celui des prêtre* d'Egypte : tel celui des jésuites, qui marchent à grands pas dans la même carrière. Il n'est pas besoin de faire sentir toute la perversité d'une pareille doctrine. En généra! , toute association qui a pour base le mystère ou le serment quelconque d'un secret) est une ligue de brigands contre la société; ligue divisée, dans son propre sein, en fripons et en dupes, c'est-à-dire, en moteurs et en instruments. G^est sur ce principe que l'on doit juger ces coteries modernes, qui, sous le nom d'illuminés, de martinistes, caglloiiristes, même de francs-maçons et de mesmérites, infectent l'Europe. L'on ne fait qu'y singer les folies et les friponneries des anciens cabalisies, magiciens, orphiques, etc., lesquels
dit Plutarque^ Jetèrent dans de grares erreur», nM-MttkMeat k» paitH culiers, mais encore les peuples et les rois.
Fife 4tt, ligne SHO. (Dcvii^, maspcMfu.) Qa*eafree qu'un magicien, éiiis k sens 911e le peuple donne k ce mot? C'est un bomme qui, par des paroles et des gesies, prétend agir sur les êtres surnaturels, et les forcer ëedeseendre à sa Yoix, d'obéir à ses ordres. Voilà ce qu'ont fait tous les aiideaa prêtres, ee que font encore ceux de tous les idolâtres, et ce qai, de notre part, leur mérite le nom de magiciens. Maintenant, quand un préire chiétieB prétend faire descendre Dieu du ciel, le fixer sur un noreeaii de levain, et rendre, avec co talisman, les âmes pures m en état de gHkee, que fait-ii lui-même> sinon un atcte de magie? Et ^ftlle diffiârenoe y a-t*il entre lui et un chamah tartare, qui invoque les génies, ou un t^rahme indien, qui fait descendre Yichenou dans un vase d'eau, pour chasser les mauvais esprits? Oui! partout, l'identité de Tesprit sacerdotal est complète ; partout , c'est rafléctation d'un privil^e exclusif, la faculté de mouvoir à son gré les puissances de k nature; et (jette prétention est un attentat si direct au droit d'égalité de tous les bommes, que le jour où les peuples devimidront eonaéqueats , ils aboliront à jamais ce genre sacrilège de noblesse, qui a été la souche et le type de la noblesse profane.
Page 485, ligne 6. {Jknréis du plus (frand prix. Ce serait une corieuse histoire que Thistoire comparée des t^nus du pape et des pastilles du grand lama ! En étendant cette idée à toutes les pratiques religieuses, il y a un très-bon ouvrage à faire : ce serait d'accoler, par colonnes, les traits analogues ou contrastants de croyance et de superatiiion de tous les peuples. Un autre genre de superstition dont il serait également utilç de les guérir, est le respect exagéré pour les grands ; et, pour cet effet, il suffirait d'écrire les détails de la vie privée de ceux qui {^vement le monde, princes, courtisans et ministres. Il n'est point de travail phis philosophique que celui-là : aussi avons-nous vu quels cfis ils jetèrent quand on publia les Anecdotes de la cour de Berlin. Que Mm»t>ee si nous avions celles de chaque cour? Si le peuple voyait à décmvîapi toutes les misères et toutes les turpitudes de ses idoles, H ne serait paa tenté de désirer leurs fausses jouissances, dont l'aspect men- •ooger le tewmente, et l'empêche de jouir du bonheur plus vrai de sa eonditi^w.