‹ Œuvres Choisies de VChapitre 87 sur 109 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

leur sont communs avec les hommes , elles âont encore esposées à toutes les incommodités qtd précèdent i accompagnent et suivent Fétat de ma*ternité dont elles courent les risques. Que si cet état leur arrive hors des caci de là loi ^ elles devien« nent un objet de scandale -et de mépris public, et remplissent d'amertume et de trouble le reste de leur vie. De plus -, elles demeurent chargées des frais d'entretien et d'éducation d'enfants détiuéâ de pères { frais qui les appauvrissent et nuisent de toute manière à leur existence physique et morale. Dans celle situation, privées de la fraîcheur et de la santé qui font leurs appas , portant avec elles une surcharge étrangère et coûteuse, elles ne sont plus recher-' chées parles hommes, elles ïie trouvent point d'établissement solide > elles tombent dans la pauvreté , la misère, l'avilissement, et traînent une vie malheureuse,

D. La loi naturelle descend-elle jusqu'au scrupule des désirs et des pensées?

R . Oui , parce que dans les lois physiques du corps humain , les pensées et les désirs allument les sens , et provoquent bientôt les actions : de plusv par une autre loi de la nature dans l'organisation de notre corps , ces actions deviennent un besoin machinal qui se répète par périodes de jours ou de semaines, en sorte qu'à telle époque renaît le besoin de telle action, de telle sécrétion; si cette action, cette sécrétion , sont nuisibles à la santé, leur habitude devient destructive delà vie même. Ainsi les désirs et les pensées ont une véritable importance naturelle.

D. Doît-on coa^idérer la pudeur comme une vertu ?

ig LA LOI NATURELLE.

R. Oui , parce que la pudeur , n'étant que la honte de certaines actions, maintient Fâme et le corps dans toutes les habitudes utiles au bon ordre et à la conservation de soi-même. La femme pudique est estimée, recherchée, établie avec des avantages de fortune qui assurent son existence et la lui rendent agréable , tandis que l'impudente et la prostituée sont méprisées , repoussées et abandonnées à la misère et à l'avilissement.

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