‹ Œuvres choisies du roi RenéChapitre 136 sur 155 · PI. VU · texte numérisé non relu

PI. VU

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3rt) après s’ensuit coimuit les tieur ï »e Orrtaignr et

Tie Üourbon sont à d)ami armoqe; et timbre; ainsi qui seront au tournoi). PI. Mil;.

des de fouet, et dedans ledit hort y a ung sac plain de paille, en façon d’ung croissant, atachié au dit hourt, qui reppose sur la poictrine du cheval, et reliéve ledit hourt, ad ce qu’il ne hurte contre les jambes du cheval. Et en oultre ledit pourpoinctement, y a, qui vieult, bastons cousi dedens qui le tiennent roide sans gainchir. Et est la façon dudit hourt c' dessoubs pourtraicte tant à lenvers que à lendroit, affm que on voye l’uni et l’autre, et comme on mett ledit sac dedens ledit hourt. La façon duquel sac est ainsi :

Icy après est pourtraicte la façon et la manière du sac pour mettre dedans le hourt.

Icy est pourtraicte l’istoire du hort à l’envers.

Le hourt à lenvers est tel que cy davant est semblablement pourtrait.

Icy est pourtraicte l’istoire du hourt à l’endroit.

Item, on couvre le dit hort d’une couverture armoyée des armes du Seigneur qui le porte et faictes de baterie comme cy après est hystorié.

Icy après est pourtraicte l’istoire de la couverture du hourt.

Icy après s’ensuit cornant les deux ductz de Bretaigne et de Bourbon sont à cheval armoyez et timbrez ainsi qui seront au Toumoy.

Les lices doyvent estre ung quart plus longues que larges, et de la haulteur d’ung homme, ou d’une brace et demye, de fort merrain et pou carré à deux travers, l’ung hault et l’autre bas jusques au genoil; et doyvent estre doublez : c’est assavoir unes autres lices par dehors à quatre pas près des autres premières lices, pour refréchir les serviteurs à pié, et eulx salver hors de la presse; et là dedans se doyvent tenir gens armez

et non armez commis de par les juges pour garder les tournoyans de la foule du peuple. Et quant à la grandeur de la place des lices, il les fault faire grandes ou petites selon la quantité des tournoyeurs, et par l’advis des juges.

Icy après est pourtraicte l’istoire de la façon des lices et des chaufaux.

Etpource qu’il me semble que désormais les harnoys et les habillemens pour tournoyer sont assez soufHsamment déclairez, par raison je retourne à diviser et déclairer les façons, statuz et sérimonies qu’il appartient à garder pour bien et honnorablement faire et acomplir ledit Tournoy.

Et pour commancer, vous avez oy cy devant par le cry du Roy d’armes, commant il fait assavoir à tous ceulx qui doyevent estre dudit Tournoy, qu’il n’y ait faulte, commant que ce soit, qu’ils ne soient, le jeudy iiije jour davant le jour du Tournoy, davant l’eure de tierce, rendus à leurs haberges sur peine de non estre receuz audit Tournoy, pour faire de leurs blazons fenestres. Et est doncques nécessaire de savoir l’ordonnance et manière commant les tournoyeurs doyevent entrer en la ville où se doibt faire ledit Tournoy.

Et premièrement, les princes, seigneurs, ou barons qui vouldront desploier leur bannière au Tournoy, doyvent mettre peine d’estre acompaignez, principalement à l’entrée qu’ils feront en la ville, de la plus grant quantité de chevaliers et escuiers tournoyans qu’ils pourront finer; et en telle façon doivent faire leur entrée comme cy après s’ensuit.

C’est assavoir que le destrier du prince, seigneur ou baron cliief des autres chevaliers et escuiers qui l’acompaignent, doibt estre le premier entrant dedans la ville en couverte de la devise du Seigneur, et quatre escussons de ses armes aux quatre membres dudit cheval, et la teste enplumée de plumes d’autruce, et au col le colier de clochetes, ung bien petit

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Bibliothèque royale )

3n) rotnmnnrr l'Ijistoirc î»r i'iintrcc î>c l'untj îu*$ $ ri omettre djirfa nu liât tut tournoi); pour ce qu'il eouffirn pour tous* Unir. (IM. \)*

page tout adoz ou selle, comme mieulx luy plaira. Et après ledit destrier, doivent pareillement entrer les destriers des autres chevaliers et escuiers tournoyans de sa compaignie, deux à deux, ou chascun par soy à leur plaisir, aians touteffois leurs armes ès quatre membres, ainsi que dit est davant. Et après lesdits destriers doivent aler les trompettes et ménestrels, coumans et sonnans, ou autres instrumens tels qu’il leur plaira; et puis après, leurs héraulx ou poursuivans aians leurs cottes d’armes vestues; et après eulx, lesdits chevaliers et escuiers tournoyans avec leur suite de tous autres gens.

Icy commance l’istoire de l’antrée d’ung des seigneurs chiefs au lieu du Toumoy, pour ce qn’il souffira pour tous deux.

Item, incontinent que ung seigneur ou baron est arrivé ou habergement, il doibt faire de son blazon fenestre en la manière qui sensuit : c’est assavoir, faire mettre par les héraulx et poursuyvans davant son logeis, une longue planche atachée contre le mur, sur quoy sont pains les blazons de lui; c’est assavoir, timbre et escu, et de trestous ceulx de sa compaignie qui veullent tournoyer, tant chevaliers que escuiers. Et à la fenestre haute de sondit logeis, fera mettre sa bannière desploiée, pendant sur la rue; et pour ce faire lesdits héraulx et poursuyvans doyevent avoir quatre sols parisis pour atachier chacun blazon, et chascune banière, et y sont tenus de fournir de clouz et de cordes pour clouer et desclouer et relever bannières, pannons et blazons touteffois qu’il en est beisoing. Et est à notter que les chiefs dudit Toumoy font pareillement devant leurs hostels comme les autres seigneurs et barons : et n’y a différance nulle, fors que aux fenestres de leursdits hostels mettent leurs pannons desployez avecques lesdites bannières : et lesdits barons qui feront de leurs bannières fenestres, sont tenus pour leur honneur de faire clouer cinq blazons du moins avec leur bannière pour la compaigner.

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