ACTE lir, SCÈ.NE II
GOELUEK.
Eh mais! ce ne serait pas déjà si maladroit!
CimiSTlNE.
Y peusez-vous ?
(Elle court à la crnisée, quV'l'e ouvre , et regarde, aiuii que Gœllier.) ROLLEr., à [)art et seul sur le devant.
En attendant , nous en avons profité pour soulever le peuple. Herman et Christian , mes deux émissaires, se sont chargés de ce soin , et j'espère que la reine mère sera contente. Nous voilà sûrs de réussir sans que ce maudit comte de Rantzau y soit pour rien.
CHRISTINE, regardant à la fenêtre.
Voyez , voyez là-bas ! la foule se grossit et s'augmente; ils entourent le palais, dont on vient de fermer les portes... Ah! cela me fait peur !
(Elle rtt'eriric la fenùtre.) GOELUER.
C'est-à-dire que c'est inouï... Et vous , colonel , vous restez là.'
KOLLER
Je viens prendre les ordres du conseil , qui m'a fait appeler, et j'attends.
GOELUER.
Mais c'est qu'on devrait se hâter... La reine et toutes ces dames vont être effrayées, j'en suis certain ;... et l'on ne pense à rien !,.. Ou devrait prendre des mesures.
CHRISTINE
Et lesquelles?
GOELHER, trouble.
Lesquelles?... Il doity eu avoir;... il est impossible qu'il n'y eu ait pas !
CHRISTINE
Mais enfin, vous, monsieur, que feriez-vous?
GOELHER, perdant la tôle.
Moi!... Écoutez donc... Vous me demandez-là à l'improviste... Je ne sais pas.
CHRISTINE
Mais vous disiez tout à l'heure...
GOELHER.
Certainement... si j'étais minisfre;...mais jene lesuis pas,;..je ne le suis i)as encore,... cela ne me regarde pas; et il est inconcevable que les gens qui sont à la télé des affaires, des gens qui
devraient gouverner... Qne diable! dans ce cas-là, on ne s'en mêle pas... Voilà mon avis;... c'est le seul! El si j'étais de la reine, je leur apprendrais...