‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 122 sur 535 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CHRISTINE, GŒLLHER;RANTZAU, entraut par la porte du lond;

KOLLER

GOF.LHER, courant à lui avec empressement. Ah , monsieur le comte ! venez rassurer mademoiselle , qui est dans un effroi !... J'ai beau lui repeter que ce ne sera rien; elle est tout émue, toute troublée.

r.ANTZ\U, froidement et le regardant.

Et vous partagez bien vivement ses peines ;... cela doitélre: un amant bien épris. (Apercevant KoUer.) Ah ! vous voilà , colonel ?

KOIXER.

Je viens prendre les ordres du conseil.

GOELHER, vivement.

Qu'a-t-il décidé?

KANTZAU, froidement.

On a beaucoup parlé, délibéré; Struensée voulait qu'on entrât en arrangement avec le peuple.

GOELHEU, vivement et avec approbation.

Il a raison! pourquoi l'a-l-on mécontenté?

RANTZAU

M. de Falkenskield, qui est pour l'énergie, voulait d'autres arguments ; il voulait faire avancer de l'artillerie.

GOl-LHEK, de ménie.

Au fait! c'est le moyen d'en finir; il n'y a que celui-là.

RANTZAU

Moi, j'étais d'un avis qui a d'abord été généralement repoussé, et qui forcément a fini par prévaloir.

KOLLER, CHRISTINE et GOELHER.

Et quel est-il?

RANTZAU, froidement.

De ne rien faire... C'est ce qu'ils font.

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