ACTE II, SCÈNE n
MADAME DORBF.VAL.
Quelle contrariété! ( A madame de nricnne. ) J'espérais que nous serions seules ; mais tant pis pour toi, tu resteras.
MADAME DE BRIEÎSNE.
Non , non : les voyageuses ont des privilèges , et je les réclame.
MADAME DORBEVAL, à lltTinance.
Et qui avons-nous ? le sais-tu ?
HERMASCE.
D'abord M. Poligni, qui nous acconopagnait au salon.
MADAME DE BlUENNE, vivement.
Poligni ! ( A madame Dorbeval. ) Si tu le veux absolument , il faut bien s'immoler pour ses amis.
MADAME DORBEVAL.
Que tu es généreuse ! ( A ileimance. ) Et puis encore?
HERMA>CE
Je ne connais pas tout le monde , mais il y a ce joli cavalier qui , au dernier bal , ne vous a pas quittée de toute la soirée.
MADAME DORBEVAL.
Moi!
HERMANCE
Oui, ce jeune homme que toutes les dames trouvent si aimable, et les messieurs aussi ; le neveu du ministre.
MADAME DORBEVAL, vivement.
Monsieur de Nangis... Il vient aujourd'hui ?
HERMANCE
Non , non , je me trompe. Mon tuteur l'a invité ; il a hésité , et puis il a tini par refuser.
MADAME DORBEVAL.
Ah! il a refusé.
Qu'as-tu donc ?
MADAME DORBEVAL.
Rien.
HERMANCE, passant au milieu.
Adieu, ma cousine; adieu, madame. Vous n'avez pas de terapa à perdre, caria matinée s'avance, et je vous préviens qu'on dine toujours à sept heures très-précises.
( Elle rentre dans l'apparteraenl de Dorbeval. )