HENRI, MARGUERITE, NEUBOROUG, WALPOLE
NEDBOROUG, tenant Marguerite sous le bras.
Viens-t'en, ma fille ;... viens-l'en, quittons ces lieux !
HEJiRI.
Qu'y a-t-il donc ?
WALPOLE
Est-ce que tu n'es pas ministre?
NEUBOROliG.
Moi.',., c'est fini !
WALPOLE, avec un mouvement de joie.
0 ciel ! (Puis, se retournant avec amiiié du côté de N'euhoroug, à qui il
serre la main,) Mon ami !... mon pauvi'c ami !
HENRI
Qu'est-il donc arrivé.»
WALPOLE
Ce service que te demandait le roi ?
NLLBOROtJG.
Tu ne t'en serais pas douté ! Il voulait savoir de moi si réellement les forces et ta sanlé étaient aussi allérées que je le lui avais dit... Et il me demandait, sous le sceau du secret, et sans que cela eût l'air de venir de lui , si je ne pouvais pas l'engager à revenir sur ta démission ?...
WALPOLE, vivement.
Il serait possible!
NElBOROtC , de même.
Rassure-toi ! j'ai refusé... Moi t'exposer !... moi compromettre les jours d'un ami... Je lui ai dit que le choix seul d'un successeur t'avait rendu malade ; (à Henri) c'est la vérité ! (à Walpole) et que dans ton intérêt il ne fallait même plus te charger des soucis de ce nouveau ministère... J'ai vu alois un homme fâché,... dépité, qui m'a dit sèchement : N'en parlons plus;... on se passera de Walpole;... mon choix est fait! Alors je me suis avancé, et en balbutiant quelques mots, j'ai remercié. — Vous, docteur! estce que j'y ai jamais pensé! s'cst-il écrié en me tournant le dos. Et comme je restais là,... stupéfait, interdit, indigné,... il a ajouté brusquement; C'est bien, c'est bien,... je ne vous reliens plus; ce qui voulait dire : Sortez !,,, Et l'on croit que je resterais ici un