DE IIONTLLCAR
[mpossible !... c'est avec nos amis... lis y seroiU lous;... un déjeuner qui m'ennuie, qui m'excède,... mais auquel je n'oserais manquer,... car c'esl d'une importance!...
ZOÉ
En quoi donci' de quoi s'agit-il ?
M. DE MONTLUCAR.
De choses que vous ne pouvez connaître.
ZOÉ
Toujours la même réponse! Depuis quelque temps je ne sais ni ce que vous devenez , ni ce que vous faites; il y a un mystère qui environne toutes vos actions. Vous avez des conférences , des conciliabules secrets , soit chez vous, soit chez vos amis !... C'était bien la peine de faire une lui contre les associations !... Est-ce que vous conspirez , par hasard ?
M. DE MONTLUCAR.
Moi, madame?
ZOÉ
.Je suis tentée de le croire;... si ce n'est pas contre l'État, c'est donc contre moi!... Prenez garde, je surveillerai, j'examinerai tout,... et ce pa|)ier (pie je vous ai vu écrire hier,... et que vous
avez caché à mon arrivée... (TraviTsantlclhi-âlre, ci regardant sur la
table, adroite.) Le voilà !... jelc reconnais,.,, c'est de votre main;... il y a quelque trahison.
Mais non, madame.
Je veux le voir.
M. DE MON'll.UCAIt.
C'est inutile;... un fragment littéraire...
ZOÉ
N'importe!... en fait de conspiration,... tout est bon! (Lisaut.) « Qu'est-ce que le génie i' ... »
M. DE MONTLUCAR, voulant toujours reprenJrclc papier.
Vous voyez,... ce n'est pas à votre portée.
ZOÉ
Raison de plus !... (Lisant.) « Qu'est-ce que le génie?... » Je ne suis pas fâchée de faire enfin sa connaissance;. ( Lisant. ) « N'est-ce <■ pas l'élincelle électrique qu'on ne peut saisir, bien qu'elle par-
M. dî; montlucau.
ZOE.