‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 317 sur 535 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CÉSAR INE, M. i»K MIKtîMONT, ZOÉ.

ZOÉ

Moi, qui viens savoir des nouvelles du malade. Comment va-f-il ?

M. DE Mir.EMONT.

Pas bien, pas bien du tout,

Cl';S\RINE.

Et excepté vous, ma chère Zoé, la porte était défendue à tout le monde,

M. DE MIREMONT

.Te vous demanderai même la permission de rentrer dans mon appartement, car je me sens trcs-faihle.

tJN DOMESTIQUE, entrant et annonçant.

Monsieur Oscar Rigaut.

M. DE MlREMONT, SB levant avec force.

Oscar!... Ce nom-là seul m'irrite tout le système nerveux.

CÉSARINE , à demi-voix.

Calmez-vous...

LE DOMESTIQUE

Il demande à voir monsieur.

CÉSAKINE.

Monsieur n'est pas visible.

LE DOMESTIQUE

Il voudrait alors parler à madame.

CÉSARINE

Dites-lui que madame ne reçoit pas. (Le domestique sort, et Césa-

rine dit à M. de Miremout. ) Êtes-VOUS Content?

M. DE MIREMONT

Tu es un ange ! et pour qu'aujourd'hui tu le sois jusqu'au bout, allons, promels-moi de te réconcilier avec Edmond.

ZOÉ , étonnée.

Comment?

CÉSARINE, à M. de Mircraont, et baissant les yeux.

Vous l'exigez, je le promets.

M. DE MIREMONT , lui baisant la main.

Ma chère Césarine ! (A Zoé, eu s'en allant. ) Elle fait tout ce que je veux.

( Il sort par la porte de droite. )

Page 1