‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 321 sur 535 · AGATHE, CÉSARINE, EDMOND, ZOÉ, BERNARDET · texte numérisé non relu

AGATHE, CÉSARINE, EDMOND, ZOÉ, BERNARDET

(Césarine s'assied au milieu du théâtre, devant un métier à tapisserie; Agathe est assise à gauche , et brode; Zoé, près de la table à droite, fait du filet; Bcrnardet, debout, le dos à la cbeminée. Edmond salue les deux dames.) EDMOND, à Césarine, d'un air froid.

C'est bien indiscret , sans doute , de me présenter ainsi chez vous , madame. La nouvelle que je viens d'apprendre me servira d'excuse. Est-il vrai que M. de Mir emont soit aussi mal qu'on le dit ?

CÉSARINE

Mais il n'est pas bien ; voici monsieur Bernardet qui le soigne. . .

EDMOND, saluant à peine Bernardet, et se tournant du côté de Zoé.

Elle me fait trembler !

Et nous ne sommes pas sans espérances pour une santé qui ainsi que nous vous intéresse...

EDMOND

Plus que je ne peux vous dire , madame. M. de Miremont fut l'ami de mon père, il fut le mien ; et s'il a cessé de l'être, il ne m'est pas venu un seul instant l'idée de l'en accuser.

CÉSARINE

Et qui donc , monsieur, en accuseriez- vous ?

EDMOND

Ne me le demandez pas , madame, car je suis la franchise même, et je vous le dirais.

CÉSARINE , souriant.

Peut-être vous tromperiez-vous ?

EDMOND, avec colère.

Eh , madame !

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