‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 338 sur 535 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. DE MIREMOiXT , allant se mettre à la table à gauche ; EDMOND ,

BERNARDET

BERNAKDET , regardant sortir Césarine et se frottant les raains.

A merveille! Tout ça marche ,... je suis sûr d'elle à présenl;... il faudra bien qu'elle serve mes amours, comme j'ai servi les siennes... Ainsi, portons les derniers coups. (Haut, à Edmond. ) Allons mon jeune ami, il n'y a pas de temps à perdre,... il faut, comme on dit, battre le fer pendant qu'il est chaud... Allez aux élections.

EDMOND

Moi .3

BEHNARDET.

Certainement. 11 ne faut pas rester là pendant que votre sort se décide; il faut vous montrer , il faut être député; nous le voulons , nous y sommes intéressés.

EDMOND

Monsieur!... un tel dévouement , une amitié aussi active.

BERNARDET

Voilà comme je suis!... En servant mes amis, c'est moi-même que je sers. Partez vite.

EDMOND

Je n'oserai jamais , seul et inconnu , me présenter ainsi moimême...

BERNARDET

C'est juste ; il vous faudrait un patronage élevé et honorable.

Monsieur de Miremont a la bonté d'écrire en ma faveur.

M. DE MIREMONT, à la table.

Je commence la seconde lettre...

BERNARDET

Ce sera trop long ; il est déjà tard , et il vaut bien mieux que monsieur le comte ait la bonté de vous présenter lui-même aux électeurs. Il y a là des percepteurs , des notaires , des fermiers qui lui sont dévoués : l'affaire est sûre.

M. DE MIREMONT , se levant.

Je ne demanderais pas mieux ; mais dans l'état de santé où je suis.

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