‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 417 sur 535 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BELLEAU, LE VICOMTE de saint- ANDRÉ, COQUENET. COQUENET , allant à lui, et lui donnant la main.

Bravo ! jeune homme, bravo! une noble conduite, qui vous fera honneur près des dames;... toutes celles de la ville raffolent déjà de vous , à ce que m'a dit madame Coquenet, et vous aurez encore plus de succès ici qu'à Paris !...

LE VICOMTE

Encore un à qui on ne l'ôlera pas de l'idée !

COQL F.NET.

Voyez-vous , ce qu'on estime le plus en province , c'est la discrétion !... peut-être parce qu'elle y est plus rare qu'ailleurs.

LE VICOMTE

Mais, monsieur...

COQUENET.

Et puis , non-seulement c'est généreux,... mais adroit... Aussi , vous y gagnerez,... car on gagne toujours à se bien conduire ;... et si vous étiez convenu de la moindre chose,... vous étiez perdu.

LE VICOMTE

Comment cela, s'il vous plaiti*...

COQUENET.

A cause du ministre,... qui eùl été furieux!... On'ne se laisse pas impunément enlever une si jolie maîtresse !

LE VICOMTE, étonné et regardant Belleau, qui, de la tiHc, lui fait signe que oui.

C'est la maîtresse du ministre?,..

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