ACTE V, SCKXE VU
P0U(;NI , prenant un air riant.
Tout le monde! Ah! c'est fort aimable! c'est charmant ! je suis ravi , enchanté !
nor.BF.vAi,.
Oh! ce n'est rien encore. Une de ces dames vient de se mettre au piano, et nous allons avoir un bal impromptu.
POLIGM, affectant une grande joie.
Nous danserons! c'est délicieux! tou.sles plaisirs à la fois! (Prenant lamain d'Ilermance.) Ma chère llormance, venez , que je vous présente à iiîes amis. D'abord , à Olivier , mon camarade de collège.
I!FRJIA?;CE.
Oh! je connais déjà monsieur; nous avons passé cet été quelques jours ensemble à Auteuil f
POLIOl.
A... Auteuil !
irERMA.NCE.
Nous y avons joué la comédie.
POI.fC^M, vivement.
Le Mariage de Figaro ?
IIERMANCE.
•Tustement! je jouais Fanchelte.
POLir.NI, s'efforçant de rire.
Fanchette? c'est charmant! c'est très-gai!
nor.lîEV.VL, à raaJame de Brieimc.
Mais à mon tour, madame, permettez-moi de vous féliciter.- On vient de m'apprendre votre fortune. Huit cent mille francs! Vous avez dû être ravie d'un pareil changement.^
MADAME DE BRIENNE, regardant Poligni.
Oui, je me réjouis du changement que j'éprouve, et auquel je n'osais croire.
nor.IîEVAT, , à Poligni.
Mais, à propos, j'ai de bonnes nouvelles à l'apprendre; notre spéculation va à merveille! Dès demain, en réalisant, ta charge est payée, et, fin de mois, ta fortune est faite. Tu deviens un capitaliste, un riche propriétaire, et tu seras dans ton ménage aussi heureux que moi : maison de ville et de campagne, des chevaux, des équipages, de l'or, des amis; lu auras tout réuni.
MADAME DORBEVAI-, à part.
Excepté le bonheur !
ou