‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 89 sur 535 · ACTE I, SCÈNt; VIII. J · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNt; VIII. J

RATON

Qui n'exerce pas, qui se relire des affaires, qui n'est plus assorti..Et quand ce serait un passe-droit, une faveur, tu as entendu que sa majesté voulait favoriser le commerce ; et j'ose dire que j'y ai des droits, car, par le fait, c'est m(Ti qui suis le fournisseur de la cour. Je vends depuis lonj^tcmpsà voire majeslé, je vendais à la reine Mathilde... quand elle n'cîait pas indisposée; j'ai vendu ce malin à son excellence M. le comte de Falkenskield , ministre de la guerre , pour le prochain mariage de sa fille...

ÉRIC , yivciiieut.

De sa fille! elle se marie !

RANTZAU , le regardant.

Oui, sans doute! au neveu du comledeGœlher, notre collègue.

KRIC.

Elle se marie !

RATOiV.

Qu'est-ce que cela te fait?

tRlC.

Rien !... j'en suis content pour vous.

RATON

Certainement , une belle fourniture ; d'abord les robes de noces et tout l'ameublement, en lampas, en quinze-seize, façon de Lyon, le tout sortant de nos fabriques : c'est fort , c'est moelleux , c'est brillant...

RANTZAU

J'aperçois Falkenskield ; il se rend au conseil.

LA RELNE.

Ah! je ne veux pas le voir. Adieu, comte; adieu, monsieur Burkenstaff ; vous aurez bientôt de mes nouvelles.

RATON

Je serai nommé... Je cours chez moi l'apprendre à ma femme ; viens-tu, Éric?

RAMZAl,

Non, pas encore!... J'ai à lui parler. (A. Kiic , pendant que Raton

sort parla porte du fond. ) Attendez là (il luiraontrela coulisse à gauche),

dans cette galerie, vous saurez sur-le-champ la réponse du comte.

ÉRIC, s'iocliDant.

Oui, monseigneur.

108 CEÎ\TRAND ET RAÎON.

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