‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 93 sur 535 · ÉRIC, RANTZAU · texte numérisé non relu

ÉRIC, RANTZAU

( Éric s'est montre à gauche pendant que Rantzau et Falkeuskield remontaient

le théâtre.)

Eh bien, monsieur le comte?. ..je sèche d'impatience...

RAKTZAU, fi oidement.

Vous êtes nommé, vous êtes lieutenant.

ÉRIC

Est-il possible !

RANTZAU

A la sortie du conseil, j'irai chez votre père choisir quel([ues étoffes, et je vous porterai moi-même votre brevet.

Ér.ic.

Ah!... c'est trop de bontés.

RANTZiVL.

Un avis encore que je vous donne, à vous, sous le sceau du secret. Votre père est imprudent,... il parle trop haut... Cela pourrait lui attirer de fâcheuses affaires...

ÉKIC

0 ciel! en voudrait-on à sa liberlé.'

IIANTZAU.

Je n'en sais rien, mais ce n'est pas inopossible. En tout cas, vous voilà avertis,.... vous et vos amis; veillez sur lui,... et surtout du silence.

ÉRIC

Ah ! l'on me tuerait plutôt que de m'arracher un mot qui pourrait vous compromettre. (Prenant la luaiu deRantzau,) AdieU,... adieu, monseigneur.

( Il sort. )

Brave jeune homme!... qu'il y a là de générosité, d'illusions et de bonheur ! ( Avec tristesse. ) Ah: que ne peut-on rester toujours à vingt ans! (Souriant en lui-même. ) Après tout, c'cst bicu vu!... on serait trop aisé à tromper... Allons au conseil!

( Il sort. )

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