‹ Œuvres choisiesChapitre 122 sur 446 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GEORGES

Si c'est possible , mademoiselle Juliette.

JULIETTE, à part.

Il y a toujours des importuns. ( Haut.) Comme vous voudrez. C'est que M. Dufour, que vous n'aimez pas ni moi non plus , est lù-bas, près de maman ; il lui parle , et...

Vrai ! M. Dufour, cet intrigant , cet imbécile , un commissaire du Mont-de-Piélé! ( A Frédéric. ) C'est mon rival, monsieur.

JULIETTE

Monsieur Georges !

FRÉDÉKIC.

Rassurez-vous, mademoiselle; je sais tout , et s'il y a des obstacles à votre bonheur, je les lèverai pcut-ctre. Avez-vous confiance en moi.^

JULIETTE

Dame ! monsieur, ça commence à venir.

FRÉDÉllIC.

A la bonne heure. Cela dépend de Georges.

Air du Piégc.

S'il peut me servir aujourd'liui Je vous marie.

JULIETTE

Ah! quelle ivresse!

Monsieur, je vous réponds de lui.

Mais vous tiendrez voire promesse?

FRÉDÉRIC

Comptez sur moi s'il réussit.

GEORGES

Parlez, monsieur; j'aurai , je pense , Cent fois plus d'adresse el d'esprit, Eu songeant à lu récompense.

JULIETTE

Maintenant , je n'ai plus peur de M. Dufour, et je vais faire prendre patience à maman. Adieu, monsieur, adieu.

(Elle rentre dans rapparleraetit du fond à gauche.)

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