‹ Œuvres choisiesChapitre 123 sur 446 · GEORGES, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

GEORGES, FRÉDÉRIC

GEOr.OES.

Est-elle gentille! Et vous consentiriez...

FRÉDÉRIC

A servir tes amours? Mais certainement , si tu parviens à servir les miens.

GEORGES, riant.

Moi , monsieur !

FRÉDÉRIC

Oui , loi , si tu m'aides à retrouver M. de Berlac.

GEORGES

Est-ce qu'il est comme sa raison , est-ce qu'il est ég.iré ?

FRÉDÉRIC

Eh! sans doute, voilà ce qui cause mon inquiétude ; je suis à sa poursuite. Sa fille Emilie, qui vient d'arriver à Paris, me mande que , depuis six jours , son père a disparu , qu'il a quitté son château , sa province , en lui laissant la lettre que voici et qu'elle m'envoie. (Il lit.) « Ma chère Emilie, je suis obligé de partir à l'insl' tant et sans l'embrasser. On vient de créer pour moi un nouveau » ministère. Viens donc me rejoindre dès que tu pourras. Tu me « trouveras à Paris, dans mon hôtel. »

« Mon excellence , « DE Berlac. "

GEORGES

.le comprends , son excellence est perdue.

FRÉDÉRIC

Précisément.

GEORGES

Et où la retrouver, dans la foule des excellences ? Il y en a tant à Paris , d'anciennes et de nouvelles.

FRÉDÉRIC

D'après les renseignements que j'ai pris , une voiture de poste, à peu près semblable à la sienne > a passé hier dans ce quartier. Mais dans quel hôtel s'esl-il arrêté ?

GEORGES

Je les connais tous; je verrai , je m'informerai.

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