SCENE VIU
M. DUFOUR, MADAME PRESTO, M. de BERLAC, M. de NOIRMONT.
M. DE EERLAC.
Oui, monsieur, je diminue le budget, j'éclaircis les comptes; je les mets à la portée de tout le monde. Les voilà : regardez ; vous n'y voyez pas encore? Approchez des lumières ; n'ayez pas peur, cane mettra pas le feu. Des lumières partout; je ne les crains pas , je veux qu'on y voie.
MADAME PRESTO
Comme monsieur voudra, mais comme il fait grand jour...
M. DE BERLAC.
Grand jour ! ma chère amie. Oui , vous avez raison ; c'est un grand jour, le jour de la réconciliation, du bonheur général; car je veux désormais que tous nos administrés , que tous nos contri' buables soient heureux. Quand une fois , par hasard , ils auraient de l'agrément pour leur argent , où serait le mal.' M. DE >0ir>M0XT , à part.
Voilà bien le ministre le plus original...
M. DE BERLAC.
Et puis quand je m'en irai , je leur dirai : « Mes enfants , me " voilà. Rien dans les mains, rien dans les poches. Regardez dans " les vôtres, et comptez. Comme cela, on se sépare bons amis; 't une poignée de main , et votre serviteur de tout mon cœur , je '< m'en vais déjeuner. » — Car nous déjeunons, n'est-il pas vrai?
(Il passe à la gauche du lliéàtre; madame Presto est à sa droite. )