‹ Œuvres choisiesChapitre 152 sur 446 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

M\I)\ME l'KESTO.

Et moi (lui ai refusé une affaire superbe, un bail que monsieur me proposait, je me vois obligée de plaider; et c'est vous qui

êtes cause de tout. (Ils se reliieut au fuiid du llu'àtie; M. de lîcrlac est seul sur le devant , Georges auprès de lui. )

M. DE BEKLAC

Les ingrats ! ils sont tous les mêmes. Allez , vils roseaux que rourbait le vent de la faveur, relevez-vous , le vent ne souffle plus; (àGeorftes) et toi.^ eh bien! tu restes là, tune t'éloignes pas?

OEOROES.

Non , monseigneur ; je suis courtisan du malheur, je lui suis fidèle.

M. DE r.ERLVC.

Ce n'est pas un roseau celui-là ; c'est un chêne qui prend racine dans le terrain de la disgrâce ; je n'oublierai pas ton dévouement , et si jamais je reviens aux grandeurs...

GEORGES

Je serai encore le même.

M. DE BERL\C.

Tu as raison , lu n'as besoin de rien ; seul et unique de ton espèce, tu n'as qu'à le montrer pour de l'argent , et la fortune est faite, la mienne aussi ; car je reviendrai aux honneurs : il me faut une place , j't^mploierai mes amis , mon crédit...

M. DE NOUIMONT Ct DliOUR.

Oui , il est joli.

MADAME FRESTO.

Je lui conseille de s'y fier.

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