‹ Œuvres choisiesChapitre 17 sur 446 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

GOURYILLE, GUSTAVE.

OtSTWE.

Ah , mon oncle ! vous voilà ! que je suis content de vous retrouver encore ici.

GOURVILLE

Est-ce qu'il y a des nouvelles?

GISTAVE.

D'excellentes; et tout va à merveille.

(jOLRVH.LE, à part.

Ah! mon Dieu !

GUSTAVE.'

Madame de Melval se promenait dans la grande allée , à côté d'une vieille dame de ses parentes, qui dans ce moment, par bonheur, a une migraine affreuse. Pour faire le moins de bruit possible, je lui parlais à demi-voix, et de très-près. Vous ne vous imaginez pas le charme d'un pareil entrelien; il établit une espèce d'intimilé et de mystère; c'est presque un tcte-à-téte.

r.OlRVILI.E, à part.

Dieu! est-il mauvais sujet !

GUSTAVE

En un tour de promenade, on était fatigué; je me propose pour cavalier, et je pressais légèrement le plus joli bras du monde.

GOURVILLE

Comment, monsieur, vous avez osé...?

GUSTWE.

Oh ! ce n'est rien encore. J'ai un peu doublé le pas, nous nous sommes presque trouvés seuls. Alors j'ai mis en usage tout ce que l'amour a de plus tendre et de plus touchant. J"ai été pathétique , éloquent, j'ai pleuré; enfin, mon oncle, j'ai été content de moi, et je crois qu'onl'a été aussi, car elle ètaitéraue;etunautreavantagede ma position, car vous n'avez pas oublié qu'elle me donnait le bras, le bras gauche :

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