CIST^VE
Si vous l'exigez, madame , je suis à vos ordres ; mais j'ai tant de choses à vous dire !
AGATHE
A moi ?
(Gourville sort du cabluct, et se tient dans le fond de l'appartement, où il
entend la conversation.)
GUSTAVE
Oui , je veux vous parler du sujet qui m'intéresse le plus au monde , et duquel dépend mon bonheur. Vous vous doutez bien, madame , qu'il s'agit de vous.
AGATHE
Je croyais que vous m'aviez promis tout à l'heure de garder sur ce chapitre-là le silence le plus absolu.
GUSTAVE
Je vous le demande, est-ce possible.^ Oui, madame, parlez, exigez des preuves, des sacrifices. Vous prétendez que j'aime le monde ; je l'abandonne pour vous, je renonce à Paris, à tous ses plaisirs. Les lieux que vous habitez seront désormais les seuls qui puissent me plaire, vos goûts seront les miens , vos ordres seront ma loi suprême ; et, pour prix de ma tendresse, je ne vous demande qu'une chose.
AGATHE
Et c'est .^
GUSTAVE
De m'assurer que mon amour ne vous est pas indifférent.
AGATHE
En vérité , je l'ignore; mais quand je le saurai, je vous promets de vous le dire.
GUSTAVE
En attendant , puis-je espérer que vous ne répondrez pas à la demande de mariage que l'on vous a adressée ce malin.'
AGATHE
J'ai déjà répondu, ma lettre est écrite.
GUSTAVE
Et vous l'enverrez ?
AGATHE, souriant.
Peut-être ; tenez, elle est là-haut, dans mon appartement, sur
mou bureau; allez la cheicher, et nous verrons ce qu'il fuul en faire.
GUSTWE, lui baisant la main.
Ah ! (lue je suis heureux!
( 11 entre daus l'appartcuiciU a droite. )