BERNE VAL
Et le général ?
MORIiN.
Monsieur le comte de Surgy.^ ilestdanssoneahiiief. Voulez-vous lui parler?
DERNEVAL.
Oui, sans doute. C'est-à-dire , non; il pourrait crûire... Remetslui seulement ces papiers.
iMORIN.
C'est pour son procès ?
riERXEVXL.
Justement.
MORlN.
Une belle affaire, qui vous a fait z-honneur : je m'y connais, parce qu'un avocat, c'est censément z-un orateur, et que je l'ai z-été autrefois.
DERNEVAL.
Toi,Morin?
MORIN
Oui, monsieur.
Air de Oui et Non.
Instruit ou non , ça n'y fait rien , On est z-Drateur de naissance , Et l'on vous comprend toujours l)ien Quand on parle avec /.-éloc|uence.
Pour l'ortliograplie , j'm'en passais, Car ell' m'a toujours l'iiu rancune , El l'on peut être bon Français Sans le parler z-à la tribune.
Mais ce que je vous en dis là, c'était dans les temps. Vous êtes trop jeune, monsieur Derneval, pour avoir vu ces temps-là, et vous ne savez pas tout ce que les honnêtes gens t-ont souffert; quand on a, comme moi, tout perdu z-à la révolution ; qu'on a z-été compromis pour avoir sauvé des nobles, pour avoir fait z-évader une famille entière.
nERNEVAl..
Vraiment ! ce brave Morin !