SCÈNE I
MORIN
Et c'est en mémoire d'un service pareil, quej'ait-autiefoisrendii 7-involontairemenl au général et à son frère , qu'il m'a nommé depuis concierge de son hôtel, ce qui est toujours plus sur que les honneurs et l'adrainistralion publique, surtout quand on n'est pas né dans la partie ; et puis , il y a des profits au jour de l'an , à la fête de monsieur et de madame, et dans les solennités de famille, et j'espère que nous allons t-en avoir une. Un mariage.
DEKNEVAL.
Que me dis-tu là? Quoi! mademoiselle de SurgJ^..
MOr.lN.
C'est un secret; mais il n'y en a pas pour les portiers. M'am'sclle va z-épouser M. Alfi'ed , son cousin, le fils de l'ancien marquis, ce jeune pair de France, qui est si aimable.
DF.BNEVAL, à parf.
Il est donc vrai !
MORIX
On l'attend même c'matin z-à déjeuner, et je parierais que c'est pour terminer z- invariablement.
DERNEVAL.
Ah ! il n'y a plus à hésiter ; (il se met à table, ei écrit] il en arrivera
ce qu'il pourra.
jioniN.
Que faites-vous donc ?
DERNEVAL , écrivant toujours.
Rien. Puisque M, Alfred va venir dans l'instant, j'ai un service à te demander.
Air (les Comédiens.
Pourras-tu bien remplir avec mystère La mission donl je vais te charger?