‹ Œuvres choisiesChapitre 213 sur 446 · LES PRÉCÉDENTS ; MORIN · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS ; MORIN

MORIN , à voix basse.

Monsieur, voilà quelqu'un qui descend de voiture, et qui demande à vous parler.

LE GÉNÉRAL

Quel est-il ?

MORIN

Vous ne le croiriez jamais ! il a un parler si humble et si doux ; et puis ses gens, sa livrée , jusqu'à ses chevaux , tout cela a z-uu air si digne, que j'osais t-à peine le regarder, lorsqu'on levant les yeux je reconnais dans ce seigneur si respectable mou ancien collègue le citoyen Sénoque.

LE GÉNÉUVL , bas.

Sileuce. ( Haut. ) C'est monsieur Goberville : qu'il entre.

LE VICOMTE

Oui , qu'il entre ! ( lias, à Alfred). ) J'en suis charmé, nous allons à nous deux le jeter par la fenèlre.

ALFRED

C'était bon avant la révolution ; mais maintenant on ne jelte plus personne par les fenêtres , pas même ses créanciers.

LE VICOMTE

Et qu'est-ce qu'on leur fait donc'

ALFRED

On les paye.

LE VICOMTE

Quel absurde régime !

LE GÉNÉRAL

Alfred, Derneval , j'exige que l'affaire de ce matin n'ait pas de suite, et j'espère vous revoir après mon entretien avec votre oncle.

DERNEVAL , s'iticlinant.

Monsieur, je suis ;i vos ordres.

( Il sort ; le géoéral le reconduit.)

ALFRED

Et moi , alors , je cours trouver ma tante et ma cousine , les prévenir de ce qui se passe. (Au vicomte.) Venez.

LE ATCOMTE, il Alfred, qui l'eutraîiie.

Oui, tu as raison , je ferai mieux de m'en aller ; car la vue seule d'un procureur...

Mr : J'ai vu le Parnasse.

Si j'en vois jamais sur ma route...

ALFRED

Ils sont supprimés.

Tout de bon ?

C'est un grand bienfait.

ALFRED

Oui, sans doute, De notre ré\olution.

LE VICOMTE

Voici donc la première chose...

Que les destins en soient loués !...

ALFRED, à part.

Ne lui disons pas , et pour cause , Qu'il nous reste les avoués.

( Derneval, Alfred et le vicoiule entrent dans l'apparlcinent à droite. )

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