BARENTJN, M. DUBREUIL, MAL^'INA
BAREMIX , *T)art.
C'est cela; toutes les tèles renversées!... Il n'y arien ([ue je
délcs(c comme les reconnaissances de famille, et la sensibililé ou sortant de table.
M. DIBIIEIIL.
Voilà prés de trois ans que je ne l'ai embrassé; car c'est à la fin dcl81 1 qu'il est parti, comme capitaine, pour cette campagne de Russie! d'où j'ai cru qu'il ne reviendrait jamais. Eh bien, ma chère amie, eh bien! tu ne vas pas l'habiller pour le recevoir?
A quoi bon.' pour un cousin, il n'y a pas besoin de cérémonies.
i;\KE>TI\.
Mademoiselle a raison; c'est une si belle parure que la simplicité et le naturel ! sans compter que c'est peut être la plus rare.
M. DCEREUIL, lu regardant.
Je ne dis pas non ; mais, dans celle circonstance, j'ai des motifs. . . ( à Malvina ) pour que le premier coup d'œil soit à ton avantage; tu connais mes projets, je ne t« les ai pas laissé ignorer.. .
MALVIN.X
Non, certainement; mais je ne sais pas comment vous l'expliquer,... il est des inclinations, des sympathies qui naissent d'un coup d'œil ;... et ces senliments-là, jamais Arved ne pourra me les inspirer... Non que je ne lui reconnaisse d'excellentes qualités :... c'est un brave garçon, bien rond, bien uni; mais pas d'élévation dans les idées, pas d'enthousiasme, d'imagination; en un mot, il ne fera jamais qu'un honnête homme , et pas autre chose.
M. DLBREIIL,
Et un bon mari.
C'est ce que je voulais dire ; et jamais nous ne pourrions nous comprendre. Dès l'enfance, nous n'étions jamais d'accord : élevés ensemble, avec lui et Marie, ma jeune cousine, il prenait toujours son parti contre moi, me contrariait à tout propos, et nous étions toujours en guerre.
M DCERELII..
Et c'est pour un pareil motif que lu refuses le plus riche parti de la Bretagne .'
Eh , mon père ! qu'avons-nous besoin de tant de richesses ? Quant à moL, si j'étais maîtresse de mon choix , je préférerais celui qui, pauvre et malheureux, sait aimer et souffrir en silence ; je serais fière de réparer envers lui les torts de la fortune ; et je croi-