ACTE I, SCÈNE XI
ARVED.
Eh bien ! voyons , ma cousine, il ne faut pas vous désoler ; cherchons un moyen, cherchons tous deux.
11 n'y en a pas.
AUVED.
Et pourquoi donc ? Si, par exemple , le refus venait de moi ?
Que dites-vous ?
ARVED.
Ce n'est guère croyable; mais enfin...
Air d'Aristippe.
Dieu ! qu'entends-je? ô surprise extrême ! Vous, Arved, vous pourriez , liélas !
Braver un oncle qui vous aime,
( Tcodrcinent. ) Pour moi , qui ne vous aime pas!
Ali\ED.
Ah ! de grâce n'achevez pas.
Oui, ce mol, qui me désespère, A vous servir ne fait que m'animer.
Obligeons ceux qui ne nous aiment guère.
Pour les forcer à nous aimer.
MALVINA, avec émotion.
Ah ! que je vous connaissais peu ! Plus tard , Arved, plus tard vous saurez... Oui, mon cousin, oui, j'ai besoin de toute votre amitié, de vos conseils ; je ne vois que vous au monde à qui je puisse me confier.
ARVED, lui tendant la main.
Que dites-vous.^ Achevez.
MALVINA, retirant sa main, et s'éloignant de lui.
Silence ! on vient.