SCÈNE XI
LES précédents; marie, entrant avec M. DUBREUIL.
MARIE
Oui , mon oncle ; c'est un beau militaire , un lancier qui apporte des dépêches pour le général.
278 MALVJiNA.
Le général ! ,
MAKIE, à dfini-voix.
Et il y a dessus , écrit en grosses lettres : « Au général comte » Dubreuil. »
Le comte Dubreuil ! Comment ! ce que nous lisions ce matin... ?
MAKIE.
C'était lui ! cela ne m'étonne pas.
AIiVi:D, lovant Id tête.
Qu'est-ce donc .'
M. DUBRFXIL.
Comment! mon ami, tu serais comte?
ARVED.
Oui , mon oncle; où est le surprenant.'
M. DIBREUL.
Et tu ne nous en disais rien?
AKVED.
A quoi bon ; ce n'était pas le comte Dubreuil qui venait vous voir, c'était votre neveu; et je crois trop à votre amitié pour penser qu'un litre puisse y ajouter quelque chose.
M. DIBREL'IL.
Non certainement , parce que moi, tu me connais : les titres , les dignités , je n'y tiens pas ; mais un comte dans notre famille , c'est honorable ; et puis celle que tu épouseras sera madame la comtesse. ( Regardant Malvina et Arved. ) Ah çà , mes enfants ; eh bien, qu'en dites-vous? j'étais sûr qu'avec le temps vous finiriez par vous enlendre : aussi je ne suis pas pour brusquer les choses; mais enfin, voyons entre nous, à quand la noce? MARIE, à part.
ARVED et MALVINA.
0 ciel !
Que dites-vous?
M. DIBREUIL.
11 n'y a pas ici d'étrangers, nous sommes en famille.
Air de Tcniers.
Oui , tous les deux vous vous aimez de même :
Rien ne peut plus vous séparer; Comblez les vœux d'un péie qui vous aime ; C'est son bonheur ; pourquoi le différer?