SCÈNE X
M. DUBREUIL, assis prrs de la porte à droite et lisant la lettre qu'il tenait en entrant; ARVKD, MALVINA.
MALVINA, s'approchant d'Arved, et à voix basse.
Tout est perdu : il croit que je vous aime et veut nous marier ;
c'est fait de moi.
ARVED.
Du courage ; je viens à voire secours.
.MALVINA j de même.
]| faut lout déclarer.
AUVED.
Oui, mats je le vois si heureux, que je ne sais comment le préparer à une nouvelle qui peut lui donner le coup de la mort.
(M. Diibreuilreconduit Marie jnscpi'à la porte; Marie sort, cl M. Dubreuil vient
auprès d'Arved. )
M. Dl'BUELIL, d'un air riant.
Eh bien , mon cher ami , je n'ai pas voulu le troubler dans ta conférence avec Marie ; car il parait que vous avez aussi des secrets ensemble .
AilVED.
Oui... oui , mon oncle.
M. DUBREt'lL, de même.
Qui, peut-être, ont rapport à celle lettre que tu m'as envoyée par Catherine , que je relisais là avec attention. Eh mais ! tu parais inquiet, embarrassé?
ARVED.
Je le suis en effet; car Malvina et moi sommes chargés tous les deux d'implorer votre bonté, votre clémence en faveur d'une personne qui fut bien coupable sans doute...
Oh oui! plus coupable que je ne peux le dire.
M. Dtcr.ELIL, passant entre eux deux.
Eh mais, mes enfants ! qu'est-ce que c'est donc.^ voilà que vous