‹ Œuvres choisiesChapitre 294 sur 446 · I.OLISE · texte numérisé non relu

I.OLISE

Que me dites-vous là .' Ah , mon Dieu ! cette idée me rend toute tremblante.

SALSBACH.

Eh bien! eh bien! pourquoi donc.^ Est-ce que je ne suis pas là.' Certainement , je ne vous conseillerai jamais d'aimer votre mari, le ciel m'en préserve ! mais cela n'empêche pas de l'écouter; si ce n'est pas pour vous, c'est peut-être pour d'autres, pour le monde, pour l'honneur de la famille.

LOUISE, avec calme et résolution.

Monsieur Salsbach , je n'ai pas votre expérience ; je connais peu ce monde dont vous me parlez, et qui m'a punie autrefois de la faute d'un autre. On m'a dit que pour le satisfaire il fallait un mariage, une réparation; et quoique j'eusse de la peine à comprendre qu'il fût au pouvoir de quelqu'un que je n'estime pas de me rendre l'honneur, quand c'était lui qui s'était déshonoré , j'ai obéi , j'ai consenti à ce mariage, à condition qu'il serait rompu sur-le-champ; et maintenant , c'est moi qui crois de ma dignité , de mon honneur, de réclamer cette séparation. Ma tante m'a fait demander pour ce sujet. Monsieur Salsbach, souffrez que je passe chez elle.

( Elle salue, et sort. )

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