ACTE II, SCENE V
gner ne vaut pas ce qu'elle y perd ! Mais je n'étais pas la maîtresse; tout ce que j'ai pu faire , c'est que a otre sort ne fût pas enchaiué pour longtemps ; et , grâce à moi, vous allez être libre.
MALZEN, interdit.
Madame , je dois à mon tour me justifier sur des procédés...
* LOUISE
C'est inutile : puissiez-vous les oublier, monsieur, comme moimême je les oublie !
MALZEN, eonfouJu, à part, avec dépit.
Eh bien! j'aimerais mieux la tante et ses emportements que cet air de résignation qui vous met encore plus dans votre tort. (Haut.) Permettez-moi seulement, madame, de vous expliquer...
LOUISE , avec émotion.
Oh ! non , non , point d'explication , je vous en conjure ; je vous prie seulement d'avoir pitié de moi, de vouloir bien abréger cette entrevue ; et , s'il est vrai , comme on me l'a assuré , que vous ayez quelque chose à me demander...
MALZEN'.
Oui , oui, madame ; avant de m'éloigner me sera-t-il permis de voir mon fils ?
LOUISE
Je vais donner des ordres, vous le verrez.
MALZEN, trouble.
Un mot encore : je ne sais comment vous exprimer... .Te vois que je suispluscoupableque jenc pensais;... et j'ai regret maintenant d'avoir envoyé à madame votre tante, avant de vous l'avoir soumis , cet acte qui doit fixer...
LOUISE
•Tétais près d'elle quand on l'a apporté. Je l'ai lu , monsieur.
MALZEN, vivement.
Vous l'avez lu ? Je vous demande pardon d'avance pour quelques expressions... Je l'ai fait dans un premier moment, et vous avez du être choquée...
LOUISE
Non ; mais j'y ai trouvé des choses qui m'ont paru peu convenables, et que je me suis permis de changer.
MALZEN.
Air : Je n'ai point vu ce bosquet de lauriers. Sans les connaître à l'instant j'y souscris :
341 LOUISE
Quoi qu'on ail fait, je l'approuve d'avance.
( A part. ) Car avec elle , el plus j'y réfléchis , Je suis honteux de mon impertinence.
(Haut. ) Oui , j'en conviens, injuste en mes dédains , ^
Depuis qu'un fatal mariage
A du réunir nos destins, J'eus tous les torts...
LOLISE , avec douceur.
Et moi tous les chagrins ,
Et je préfère mon partage.
MALZEN.
Ah , madame ! s'il dépendait de moi...
LOIISE, l'interrorapatit.
C'est bien, monsieur ; j'aperçois voire ami , qui sans doute vous rapporte cet écrit.