‹ Œuvres choisiesChapitre 3 sur 446 · A(;\THE · texte numérisé non relu

A(;\THE

Non, monsieur.

i.OlRVn.Lt, riaiil.

L'aveu est nait.

AfiATHi;.

Du moins il est sincère. Je n'ai jamais trompé personne; et je vous dirai avec la même franchise...

COTT.VILLF.

Que vous me refusez?

AGATHE

Non, monsieur. Je suis prête à me conformer en tout aux intentions de M. le commandeur, si toutefois ce sont aussi les vôtres.

GOURVILLE

Quoi, madame!...

AGATHE

Je suis seule au monde, sans parents , sans amis ; si j'en crois l'épreuve que j'ai déjà faite, j'ai peu de moyens de plaire et de fixer un mari. S'il est jeune, il me trompera, et me rendra d'autant plus malheureuse que j'aurai peut-être la faiblesse de l'aimer. S'il est de votre Age, monsieur, ce sera un ami plus sur et moins exigeant. Il me faut un guide, un appui; il sera le mien : et de mon coté , mes soins , ma tendresse, me tiendront peut-être lieu à ses yeux des qualités qui me manquent. Voilà mon plan ; qu'en dites-vous?

GOURVILLE

Je dis, madame, que vous êtes une femme charmante , et que vous méritiez d'être millionnaire. (A pari.) Dieu! quel dommage ! raisonner ainsi, et n'avoir que dix mille livres de rente ! Allons, allons, il faut que mon neveu l'épouse, ou j'y perdrai mon nom. (.Haut.) Vous n'aimez donc pas les jeunes gens?

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