I.OLISE , froidcincut
De quel droit voulez -vous connaître mes sentiments ?
MALZEX.
Ce n'est pas un mari qui vous interroge, dès ce moment je ne le suis plus ; mais parlez , de grâce.
LOUISE, avec calme.
Je n'ai , monsieur , uulle réponse à vous faire.
M\LZF.>".
Ah ! votre silence en est une. ( Froidement. ) Écoutez , Louise ; je vous ai outragée, et pendant trois ans je vous ai rendue bien malheureuse ; mais ce jour seul vient de vous venger. Oui, soyez satisfaite, et jouissez à votre tour de votre triomphe , et de mon tourment. ( Avec force. ) Je vous aime !
LOIISE.
Que dites-vous.^
MALZEX.
De toutes les forces de mon àme. Depuis que je vous ai vue apparaître à mes yeux comme un ange de bonté , depuis surtout que j'ai embrassé mon fils , je ne puis vous dire quelle révolution s'est opérée en mon cœur. Je ne puis vivre sans vous , et c'est dans ce moment que je vous perds à jamais , que vous m'abandonnez , que vous en aimez un autre !
LOUISE
Qui vous l'a dit?
MALZEN.
Vous-même , votre silence.
LOUISE
Pourquoi l'interpréter ainsi ?
MALZEN , avec joie.
0 ciel ! VOUS n'aimez personne ? vous le jurez ?
LOUISE
Je n'ai pas dit cela non plus.
Et qui donc serait digne de tant de bonheur? Ah ! s'il est du à celui qui vous aime le mieux , qui plus que moi pourrait y aspirer ? Je vous dois mon sang , ma vie entière , en expiation de mes fautes. Elle se passera à vous adorer, à implorer ma grâce. Et peut-être un jour , convaincue de mon amour, vous consentirez à me pardonner.