‹ Œuvres choisiesChapitre 315 sur 446 · MAI.ZEN · texte numérisé non relu

MAI.ZEN

Oui, mon père était tout pour moi; Et dans mon àme prévenue, J'ai fait comme lui ; mais je croi Qu'il eût hientot fait comme moi , Si jamais il vous avait vue.

Mais ne vous connaissant point , décidé à vous repousser , la perle de ce procès l'a conduit au tombeau.

LOUISE

Ciel ! ( Elle se lève. )

HALZEN.

Jugez alors des sentiments qui m'animaient pendant ce mariage ; jugez si ma haine était légitime. En vous accablant de mes odieux procédés , il me semblait que je vengeais mon père. Un mol de vous a changé toutes mes résolutions , m'a fait connaître l'étendue de mes torts, et je n'ai plus qu'un seul désir , celui de les réparer, d'obtenir mon pardon , et de vous rendre au bonheur.

LOUISE, avec énidtinn.

Au bonheur! Et qui vous dit, monsieur , qu'il soit encore possible ?

MA.LZEN, étonné.

Comment ?

LOUISE

Qui vous dit que cet hymen que vous voulez m'imposer ne soit pas un supplice éternel pour moi ?

MALZEN.

Qu'entends-je !

LOUISE

Savez-vous , lorsqu'un sort fatal m'a fait vous rencontrer , si ma famille n'avait pas déjà disposé de moi, si moi-même je n'avais pas fait un choix dans lequel j'eusse phcé les espérances de toute ma vie? Quel droit aviez- vous de changer ma destinée? Et pour tant de maux, tant d'offenses, quelle réparation? que m'offrezvous? La main d'un homme que je ne connais pas , qui m'a vouée au mépris , et que peut-être je devrais haïr.

MALZEN.

0 ciel ! vous en aimeriez un autre ! il serait vrai !

358 LOUISE

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