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LES PRÉCÉDENTS; MADAME BARNECK

LOUISE, à part, et toute troublée.

C'est ma tante. ( Mahen est à genoux devant elle ; elle se met devaut lui ,

elle cache avec sa robe. ) Quoi ! c'est VOUS, de si bon matin .'

MADAME BARNECK.

Il est jour depuis longtemps , et puis je t'annonce une visite : monsieur le président , dont la terre est voisine de la nôtre ; je l'avais fait prévenir hier soir, et il vient d'arriver.

LOUISE

Se déranger à une pareille heure !

MADAME BARNECK.

C'est pour lui un plaisir. Il a le fusil sur le dos, et rend la justice en allant à la chasse. Viens , on t'attend.

LOUISE

Et pourquoi ?

360 LOUISE

MADAME BARNECK.

Pure formalité. 11 faut seulement renouveler entre ses mains la déclaration d'hier.

MALZEX, la retenant par sa robe.

Vous n'irez pas. ( Louise le regarde et lui sourit avec tendresse. )

MADAME BARNECR.

Et devant témoins, que j'ai choisis, et qui nous attendent, M. Sidier et M. de Salsbach , attester que , depuis ta demande en séparation , tu n'as pas vu ton mari , ce qui est bien aisé à dire.

EOUISE , daus le dernier trouble.

Oui , ma tante.

MADAME BAHNECR.

Que tu ue lui as pas parlé.

LOUISE, de mcnje.

Oui, ma tante.

MADAME BARNECK.

Qu'en un mot, il n'y a eu entre vous aucun rapprochement. ( Elle

s'avance pour emmener Louise, et aperçoit Malien, à genoux, qui, pendant les mots précédents, a pris la main de Louise, qu'il presse contre ses lèvres. ) Ah ! qu'ai-je vu ! quelle horreur !

LOUISE, voulant la faire taire.

Ma tante , au nom du ciel. ..

MADAME BARNECK.

Et les témoins qui arrivent!... (S'élançant vers la porte au moment

où entrent Sidier et Salsbach.) Mcssieufs , messieurs, on n'entre pas. Je vous défends de regarder.

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