‹ Œuvres choisiesChapitre 319 sur 446 · MADAME BAR^EO · texte numérisé non relu

MADAME BAR^EO

De rage et de dépit je tremhle.

SALSBACH.

Est-ce donc pour se séparer Qu'ici nous les trouvons ensemhle ?

MADAME BAFxNECK.

J'en puis à peine respirer.

SALSBACH.

Enfermés dans cette demeure Depuis hier soir...

MADAME BARNECK.

C'est trop fort; Et madame trouvait encor Que je venais de trop bonne heure.

TOUS

Ah! grands dieux! etc.

MALZEN et LOUISE.

Jour heureux , etc.

SALSBACH.

Ah çà ! mais que diable voulez-vous que nous attestions ?

MADAME BARNECK, hors d'elle-même.

Vous attesterez , vous attesterez , messieurs , que je suis furieuse, que je bannis monsieur de ma présence, et que je ne le

recevrai jamais chez moi. (Maizen passe auprès de madame Barneck. ) LOUISE.

0 ciel !

MADAME BARNECK.

Et que vous, ma nièce, vous qui me devez tout, vous avez juré de ne jamais me quitter.

LOUISE , baissant les yeux.

Il est vrai.

MALZEN.

Croyez, madame , que mon plus cher désir serait de voir con» firme par vous le pardon que j'ai obtenu de Louise; mais, dans ce moment, je n'essayerai point de vous fléchir, je me soumettrai respectueusement à vos ordres.

362 LOUISE

MADAME BaUNECk , d'uD air nieuaoant.

Je l'espcre bien, ou sinon...

MALZEN.

Et puisque vous me bannissez , résigné à mon sort... ( A Louise ,

d'un air peiné, et la prenant parla main.) AllonS , chërc amie, faitCS

vos adieux à votre tante , et parlons.

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