‹ Œuvres choisiesChapitre 339 sur 446 · DE\.NE VILLE · texte numérisé non relu

DE\.NE VILLE

Ce n'est pas sans peine. Que le diable les emporte 1 ( il continue

et cherche des vers. )

O jour heureux ! jour dont la souvenance... ( Il va s'asseoir devant la table, et écrit à mesure qu'il compost.'. )

D'un doux émoi...

Dieu! quel ennui!

D'un dou.v émoi fait palpiter mon cœur.. Oui, mon cœur ! joliment. (Cherchant.)

Jour dont la souvenance. . . , ( A Gervault. ) Voyons, donne-moi une rime en ancc.

GERVAULT.

Échéance.

DEiNNEVILLE.

Allons donc ! Ah ! m'y voici.

Toi dont 1 amour... dont la tendre constance...

GERVAULT.

A merveille.

DENNEVILLE.

Dont la tendre constance..-

La coquette! qui ce matin encore... C'est égal...

Dont ia tendre constance...

Ont d'un époux assuré le l)onheur.

Voilà toujours quatre vers de faits ; mais j'ai sué sang et eau.

GERVAULT , regardant ses raouvemeuts agités.

Je ne sais pas comment font les autres poètes ; mais je puis

3«« LA SECONDE .OCSTE.

dire que pour ce qui est des vers , tous les faites d'une furieose manière.

DES5ETIUX.

renteods ma femme , laisse-nous.

GEETACIT.

Tâchez de ne loi parier qu'en prose , car vous lui feriez peur.

DEKSEVEtLE, à part.

Allons, tenons-nous sur nos sardes.

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