‹ Œuvres choisiesChapitre 360 sur 446 · DENNE VILLE · texte numérisé non relu

DENNE VILLE

Vraiment !

CAROLINE

Oui , une vraie déclaration. Je ne sais ce que j'en ai fait, je l'ai perdue ; sans cela je te la montrerais. Et vois jusqu'où la colère peut nous mener : moi , qui jusqu'à présent l'avais dédaigné, maltraité, j'étais si fâchée contre toi , que je ne sais vraiment...

DENNEVILLE , à part.

Dieu! il était temps.

CAROLINE

Elle plus indigne, c'est que je t'accusais à tort.

Air de Tcniers.

Moi t'accuser ! est-ce possible ?

Pardonne-moi, je souffrais tant!

Car je songeais à cette lettre liorrible , Qui ne m'a pas quittée un seul instant. Je l'emportais à ce bal qui s'apprête.

Comme un tourment , elle est là sur mon sein-

( La lui dounaot. ) Tiens. Tu le vois , sous les habits de fête ,

11 est souvent bien du chagrin.

DENNEVILLE , la prenant.

Ma lettre à Edmond.

CAROLINE

Oui , voilà ce qui m'avait abusée. Ces diamants, ce tcte-à-téte avec une jolie femme... je ne pouvais pas penser à moi, et je te soupçonnais, quand je suis seule coupable.

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