SCÈNE IV
LES PRÉCÉDENTS ; LÉOME, enlrant par le lond.
LÉONIE
Eh , mon Dieu ! d'où vient ce bruit .^
MADAME DARMENTIÈRES.
C'est ce vieil intendant!... ce valet ! qui a ose me manquer de respect.
LÉOME.
Comment, Ballhasar! vous vous seriez permis...
MADAME DARMENTIÈRES.
Oui, ma nièce;... et il s'est oublié à un tel point, que j'exige qu'aujourd'hui on le renvoie, sur-le-champ.
LÉOME.
Serait-il vrai , Balthasar?
BALTHASAR
Oui , madame la comtesse, j'ai eu tort, je ne dis pas non.
LÉOM&, avec émotion et sans sévérité.
C'est mal, ti'ès-mal... Et, sinon par égard pour moi, qui suis souffrante, au moins pour mon mari, pour M. le comte votre maître... vous deviez, Balthasar, respecter ma tante.
MADAME DARMEMIÉr.ES.
Lui parler ainsi, et avec cette modération ! . . . Qu'il soit renvoyé, je le veux.
LÉOMF.
Je le devrais , sans doute.
BALTHASAR
Me voici prêt à régler mes comptes.
MADAME DARMENTIÈRES, poussaul Léonie,
Allons donc !
LÉOME.
Soit... Tantôt... je vous parlerai,... à vous seul.
Et pourquoi donc ?
LÉONIE
De grâce, ma tante... il n'est pas nécessaire devant .Toséphine, devant tout le monde, de faire une scène... ( A Balthasar.) Plus tard, dans une heure , vous viendrez.
BALTHASAR
Oui , madame. ( Pendant que Léonie remonte vers le fond , Balthasar regarde madame Darmenlières d'un air content ; puis il dit bas à Grincheux : ) ■
Je VOUS l'avais bien dit,... elle ne me renverra pas,... je suis tranquille.
(Il sort.)