‹ Œuvres choisiesChapitre 440 sur 446 · HORTENSE, GEORGE · texte numérisé non relu

HORTENSE, GEORGE

IIORTEXSE.

Je meurs d'inquiélude... Mon mari... Il faut que je le voie...

0 ciel ! c'est George ! ( Tombant sur un fauteuil près de la table.) Moil

Dieu ! que devenir !

GEORGE , eourant à elle.

Ma tante , qu'avez-vous ?

HORTENSE

Rien, monsieur ; je ne demande rien , qu'à être seule.

GEORGE

Puis-je vous laisser dans l'état où je vous vois ?

HORTENSE , s'efforcanl de sourire.

Rassurez-vous, je ne souffre pas; je venais d'avoir avec voire oncle une explication où moi seule j'avais torl , sans doute.

GEORGE

Je ne pense pas.

IIORTENSE, étonnée.

Et qui vous l'a dit:'

GEORGE

Lui-même , qui me confiait tout à l'heure le sujet de ses peines.

HORTENSE

A vous... 0 mon Dieu! (Se reprenant, et eherrliant à cacher son trouble. ) J'espère , George , que , connaissant comme moi le caractère de votre oncle , que sa vivacité emporte souvent loin des justes bornes , vous n'ajouterez pas foi à des idées dont lui-même reconnaîtra bientôt la fausseté.

GEORGE

Je ne crois rien , sinon que vous méritez les respecls du monde

Page 1