RODOLPHE, ISABELLE, CHAVIGNI, LA MARQUISE
ISABELLE , à Cliavigni.
Ah, monsieur! je vous cherchais. Vous faites de jolies choses , et vous tenez bien vos promesses.
CHAVIGM.
Ah, mon Dieu ! le bal est commencé... et notre contredanse...
ISABELLE
Il s'agit bien de cela ! Je viens de voir mon père.
CHAVIGM.
11 est furieux... je le sais.
ISABELLE
11 devrait l'être, mais il s'est calmé, il s'est adouci. « Ma fille, " m'a-t-il dit, Cliavigni m'a trompé avec un art, avec une pro- « fondeur dont je ne l'aurais pas cru capable; mais mou indigna- « tion ne m'erapéche pas de lui rendre justice; et je puis encore '< lui pardonner; je puis même le nommer mon gendre, pourvu « que la Saxe ne l'emporte pas. C'est tout ce que je demande. »
CHAVIGM.
0 ciel!
ISABELLE
Vous voyez donc bien, monsieur, que vous me trompiez ; que