MAROIISE
Ht pourquoi donc:'
IS\BEl.LE.
Pourquoi.' Croyez-vous , madame, que tout à l'heure encore à moi , moi qu'il aime, il m'a assuré qu'il ne connaissait rien , qu'il ne savait rien de ce qui se passait ici.''
Une pareille discrétion... c'est admirable.
ISABELLE
Ce n'est rien encore ! Mon p?re lui a offert ma main , à condition qu'il lui confierait le secret de son voyage et de sa mission : eh bien ! madame , il l'a refusée.
nODOLPHE, passant auprès de Chavigni.
Il se pourrait! 0 généreux ami, je ne pourrai jamais m'acquitter envers vous; mais que j'arrive au pouvoir... que je régne... je ne veux pas d'aulre ami , d'autre conseil.
L\ MARQIISE.
Et vous ferez bien. En attendant , c'est moi qui me charge de la réconciliation. ( A Isabelle. ) Oui, ma chèie enfant, vous lui pardonnerez , par amitié pour moi.
ISABELLE
11 est bienheureux, madame, que vous le protégiez; sans cela... Mais au moins que la Saxe ne remporte pas ; voilà tout ce que je lui demande.
LA MARQUISE
Et nous le lui demandons aussi.
ISABELLE
N'est-il pas vrai ? il peut bien faire cela pour nous , car qu'est-ce que cela lui fait, que la Saxe...
CUAVIG.M.
Eh , mon Dieu ! si cela peut vous être agréable mais notre
contredanse que nous oublions...
LA MARQUISE
Une contredanse! Pensera cela dans un pareil moment!
Cn.AVlGM.
Toujours...
Air. Au tcm|is heureux de la clicvalerie.
J'aime le bal , le bruit et la musique! Est-il un temps qui soit mieux employé? Les noirs ciiagrins, les soins, la politique, Tout dans un bal , est bientôt oublié.
Un bal vaut seul un traité d'alliance.
Je formerais, si j'étais souverain , Tous mes sujets en une contredanse.
Pour les forcer à se donner la maia.
Venez, courons.