JÉSUS TOMBE POUR LA TROISIÈME FOIS
Quis infirmatur et ego non infirmor ?
Qui est malade, sans que
je ressente moi-même son mal?
S. Paul., 11 Ad Cor., XI, 29.
Jésus s'affaisse une troisième fois sous le fardeau de sa Croix qui l'écrase et, en même temps, ses bourreaux vomissent contre lui de nouveaux blasphèmes, de nouvelles injures ; mais cette chute est la dernière avant son immolation. Il a voulu, ce bon et miséricordieux Maître, offrir à son Père une nouvelle souffrance pour l'expiation des accès de découragement auxquels se livre parfois l'âme chrétienne avant de quitter ce monde.
On a dit spirituellement que « le soir de la vie porte avec lui sa lampe » ; mais il entre souvent dans les desseins de la divine Providence que l'âme, avant d'être plongée dans les océans de clarté qui l'attendent au sortir de la vie, dans le sein de Dieu, si elle a été fidèle, passe par une nuit profonde.