DIALOGUE XLVI
LE JEUNE POMPÉE ET MENAS l'affranchi.
Caractère d'un homme qui , n'aimant pas la vertu pour elle-même , n'est ni assez bdn pour ne yquloir pas profiler d'un crime^ «I assez méchant pour voulpir Iq, commettre.
MENAS
• Voulez-vous qae je fasse un beau coup ?
• ' POMPEE
Quoi donc PpRiiie. Te voilà tout troublé^^tu ^& l'air d'une sibylle dans son ^ptre ^ qui étouffe , qui écume , qui est forceijée.
MENAS
C'est de joie. O l'heureuse dccil^ion f Si c'était
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mon affaire, tout seroit déjà achevé. Le voulezvous ? un mot , oui ou mon,
POMP]E£
Quoi ? tu ne m^expliques rien , et tu demandes une réponse! Dis donc ce que tu veux; parle clairement.
MENAS
Vous avez là Antoine et Octave, couchés à cette table dsns votre vaisseau , ils ne songent qu'à faire bonne chère.
PONLPÉE.
Crois-tu que je* n'aie pas des yeux ,pour les voir?
M£NAâ.
Mais avez-vous des oreilles pour m'enteâdre? Le beau coup de. filef !
Quoil vpudrois^tu que je les trahisse! Moimaoïquer à la foi donnée à mes esnenis! Le fils du grand Pompée agir en scélérat ! Âh ! Méqas, tu me connois md.
■ , MlÉfTAS.
Vous A'entendess encore plus mal ; ce n'est pas
vous qui devez faire ce coup. Voilà la* main qui
le prépare. Tenez votre parole en grand hc^me ,
et laissez faire Menas, qui n'a rien* promis.