‹ Œuvres choisiesChapitre 67 sur 111 · LE G. BESSARION · texte numérisé non relu

LE G. BESSARION

Pourquoi cela? Ma harangue étoit des plus belles : je Tavois composée sur le modèle d'Isocrate , de Lysias , d'Hypéride et de Périclès.

Ola DIALOGDES

LOUIS XI

Je ne connois point tous ces messieurs-là. Vous aviez été voir le duc de Boui^ogne mon «vassal avant que de venir chez moi ; il auroit bien mieux valu ne lire pas tant vos vieux auteurs, et savoir mieux les règles du siècle présent ; vous vous conduisîtes conlme-un pédant qui n'a aucune connoissance du monde.

LE G. bessahioit.

J'avois pourtant étudié à fond les lois de Dracon , celles de Lycurgue et de Selon , les lois et la république de Platon , tout ce qui nous reste des anciens orateurs qui ont gouverné le peuple ; enfin les meilleurs scoliastes d'Homère, qui ont parlé de la police d'une république.

LOUIS Xt.

Et moi je n'ai jamais rien lu de tout cela; mais je sais qu'il ne falloit pas qu'un cardinal envoyé par le pape pour faire rentrer le duc de Bourgogne dans mes bonnes grâces allât le voir avant que de venir chez moi.

LE C. BESSARIOIT.

J'avois cru pouvoir suivre Yusteron proteron des Grecs ; je savois même par la philosophie que ce qui est le premier quant à ^intention est le dernier quant à Cexécution.

LOUIS XI

Oh! laissons là votre philosophie; venons au fait.

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