‹ Œuvres choisies illustratees par Leopold LacourChapitre 248 sur 292 · L'AMOUR QUINZE- VINGT · texte numérisé non relu

L'AMOUR QUINZE- VINGT

NOUS ÉTIONS SEULS dans l'ombre et l'extase suprême

Elle disait : je t'aime ! et je disais : je t'aime !

Elle disait : toujours ! et je disais : toujours !

Elle ajoutait : nos cœurs sont époux, nos amours

Vaincront la destinée, et rien ne me tourmente.

Étant, toi le plus fort, et moi la plus aimante.

Et moi, je reprenais : la ville est sombre, vois.

La sagesse serait de vivre dans les bois.

Elle me répondait : vivons-y, soyons sages.

!.• Salut, déesse; celui qui va mourir te salue. 1

2. M°« Judith Gautier fi'le de Théophile Gautier, est, qui l'ignore ? un écrivain du plus délicat et du plus noble talent.

Si vous voulez savoir le chiffre de nos âges,

Elle quinze, et moi vingt : à nous deux nous faisions

Un aveugle. Et nos yeux étaient pleins de rayons.

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