‹ OEuvres choisies illustréesChapitre 142 sur 293 · XV. — Les oubliettes · texte numérisé non relu

XV. — Les oubliettes

S'il sortait de ce puits une lueur de soufre,

On dirait une bouche obscure de l'enfer.

La trappe est large assez pour qu'en un brusque éclair

L'homme étonné qu'on pousse y tombe à la renverse ;

On distingue les dents sinistres d'une herse,

Et, plus bas, le regard flotte dans de la nuit ;

Le sang sur les parois fait un rougeâtre enduit ;

L'Epouvante est au fond de ce puits toute nue ;

On sent qu'il pourrit là de l'histoire inconnue,

Et que ce vieux sépulcre, oubhé maintenant,

Cuve du meurtre, est plein de lar\'es se traînant,

D'ombres tâtant le mur, et de spectres reptiles.

Joss et Zéno saisissent la jeune femme, celui-là sous les bras, celui-ci par les pieds.

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