LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
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. • Beaucoup de jolies choses dansj^e volume où l'auteur s'est abandonné à sa fantaisie. II r'y trouve même dés "pièces d'un véritable lyrisme. Mais, §5]^ïé^toute, cesVhatisons n'occupent dans Fœuvre de Victor Hugo qu'une place sêcôndairé^'Suivant Te mot dèTHeopîiîlè Gautier, on n'entend plus, on ne vott plus ici « le maître souverain, mais un simple bachelier qui, ennuyé de sa chambrette,... court les rues et les bois, poursuivant les grisettes et les papillons ». Et il « ne fait le difficile ni pour le site, ni pour la nymphe. Pour lui Meudon est Tivoli, et Javotte Amaryllis ^ >.
Et, à côté de choses charmantes, des bizarreries : le mauvais goût est parfois le péché littéraire de^ ce recueil très p,aïen.
Il est vraî qiTa la fin,lë"poetej s' adressant à Pégase qu'il avait mis « au vert », reprend avec lui son vol. « Plonge », lui crie-t-il :
Plonge dans l'inconnu sans fond !
Cours, passe à travers les trouées !
Et, du vent que dans le ciel font Tes vastes plumes secouées,
Tâche de renverser les tours, Les geôles, les temples athées, Et d'effaroucher les vautours Tournoyant sur les Prométhées.
A noter que toutes les pièces sont en vers de sept ou de huit pieds, et en quatrains, et que presque toutes sont courtes.