ŒUVRES DE LA VIEILLESSE
La première édition n'était pas complète. « L'état de sièj,e.^... règne enc.ofÊ », disait la préface (avril 1872). « C'est ce qui fait qu'on rencontrera dans ce volume quelques lignes de points. Par le même motif, plusieurs des pièces qui composent ce livre, appartenant notamment aux sections Avril, Mai, Juin et Juillet, ont dû être ajournées. » — Il va sans dire qu'elles ont paru depuis longtemps.
Un « prologue » un peu long, mais éloquent, inspiré par le plébiscite de mai 1870, qui donna sept millions et demi de suffrages à l'Empire, si près de sa chute, et un âpre «Épilogue», d'une trentaine de vers, encadrent le recueil, dédié, malgré nos désastres, « A Paris, capitale des peuples ».
L'Année terrible restera tout ensemble, comme les Châtiments, dansVhistoire litléraire et dans l'histoire proprement dite. Ces poèmes, anjèremeut ou ardemment tragiques, écrits dans la fièvre de l'heure," ou plutôt jaillis^ l'UA artTès Tautre, de révénement et de son retentissement.dans le cœur du poèie, n^st-ce pas, en effet, l'histoire de notre pays, depuis Sedan jusqu'en mai J871 (^même un peu au delà)? — X^'est-Cè pas surtout le siège de Paris et la Commune fixés en d'impérissables images par un témoin qui, patriote et républicain, était encore, à près de soixante-dix ans, le plus puissant des poètes ?