LA NATURE ME VOICI ! C'EST MOI
ME VOICI ! c'est moi ! Rochers, plages. Frais ruisseaux sous l'herbe échappés, Brises qui tout bas aux feuillages Dites des mots entrecoupés ;
Nids qu'empht un tendre murmure, Branche où l'oiseau vient se poser ; Gouttes d'eau de la grotte obscure Qui faites le bruit d'un baiser ;
Champs où l'on entend la romance Du rossignol sombre et secret ; IMonts où le lac profond commence L'hymne qu'achève la forêt !
Ouvrez-vous, prés où tout soupire ; Ouvre-toi, bois sonore et doux ; Celui dont l'âme est une lyre Vient chanter dans l'ombre avec vous.
Juillet 1852.